Fullmetal Alchemist, Hiromu Arakawa

A l’époque, nous étions persuadés de notre réussite. Nous voulons seulement revoir … le sourire de maman une dernière fois. Même si la transmutation d’êtres humains est interdite nous nous sommes entraînés dur dans ce seul but. Mais notre plan fut un échec. Ça a coûté sa jambe à mon frère. Et à moi mon corps tout entier puis j’ai perdu conscience … J’ai rouvert les yeux dans ce corps d’acier, baignant dans le sang de mon frère.

Alphonse Elric

Fullmetal Alchimist est un manga Steampunk écrit et dessiné par Hiromu Arakawa publié de 2001 à 2010. Le manga s’est achevé avec le 26e volume, compte deux adaptations en anime et quelques films d’animation (et prochainement une animation en live action… Les bandes annonces ont l’air prometteuses, mais jusqu’ici, on ne peut pas dire que les adaptations avec des acteurs en chair et en os nous aient gâtés…).

Ce n’est pas le premier manga que j’ai lu, mais il tient la première place de mon podium personnel depuis des lustres (oui, devant Code Geass et Death Note).

L’univers

carte

  • La Carte

Premier point intéressant, puis que le manga fait apparaître plusieurs nationalités différentes, que nous pouvons rapprocher de notre propre monde.

Amestris, le territoire où se déroule l’histoire, est à la base un petit pays qui s’est étendu à force de conquêtes, inspiré… l’Allemagne nazie. Au niveau des frontières, Drachma serait l’équivalent de l’EX-URSS, Creta de la France, Aeruego de la Grande Bretagne. L’empire de Xing, séparé d’Amestris par un désert, est inspiré de la Chine.

Autant dire que l’histoire se déroule dans un contexte particulièrement sympathique…

  • Système de magie

L’alchimie. Bon, dans le manga, l’alchimie est considérée comme une science, mais quand on voit les prodiges qu’elle permet d’accomplir… ahem…

Cela étant, c’est un autre point fort du manga, et c’est tant mieux puisqu’elle tient une place centrale. L’alchimie repose sur le principe de l’échange équivalent. Elle ne permet pas de créer du néant, il faut « de la matière première », c’est à dire une compensation (voire un tribut). Par exemple, pour créer une lance, on ira chercher les minéraux et le métal dans la terre. En bref, pour créer quelque chose, il faut retirer à autre chose la même quantité de matière. L’alchimie, quoi que forte, est donc en théorie limitée.

J’en viens donc à la Pierre Philosophale, dont vous avez déjà entendu parler. Dans le manga, cette Pierre légendaire permettrait de s’affranchir de cet échange équivalent et d’obtenir des pouvoirs virtuellement illimités…

  • Faune et Flore

Je ne peux pas dire grand chose pour ne pas trop spoiler, mais il y a quelques créatures… intéressantes…

Les Personnages

  • Les personnages principaux

Les frères Elric, Edward et Alphonse sont deux frères dotés de cheveux et d’yeux dorés. Très tôt, ils ont manifesté une très grande compréhension de l’alchimie, et sont devenus des prodiges, au point de se prendre pour dieux…

Après le décès de leur mère, ils ont en effet décidé de la ressusciter avec l’alchimie. Or, si la transmutation humaine est interdite, ce n’est pas pour rien. Et l’échange équivalent peut se révéler atrocement cruel. Edward va donc sacrifier sa jambe, puis son bras pour faire revenir son frère dont le corps tout entier avait été prélevé. Il va réussir à intégrer l’âme d’Alphonse dans une armure, mais ce n’est pas sans contreparties… Désormais, enfermé dans son armure, Alphonse ne peut plus ni dormir ni manger.

Ed va donc décider d’intégrer le corps militaire des Alchimistes d’Etat, afin de découvrir un moyen pour leur rendre leur corps d’origine.

  • Les personnages secondaires

Clairement, les personnages secondaires n’ont pas été laissés de côté. Complexes, réalistes, intéressants, de toutes personnalités, difficile de ne pas trouver quelques chouchous. Des alchimistes, des mécano, des militaires, des politiciens, des voyous… D’ailleurs, ils sont tellement bien écrits que vous ne pourrez pas vous empêcher de… enfin… (normalement, si je dis « Oni… Chan… » et « Il commence à pleuvoir »… Oui, voilà, ne me remerciez pas… Je vais chercher des mouchoirs et je reviens… 😥 ).

  • Les antagonistes

Des personnages qu’on aime détester, et en même temps, on ne peut pas s’empêcher d’éprouver de la compassion pour eux à mesure que leur nature et leurs sentiments se dévoilent. Ecoeurants, inquiétants, fascinants, mais aussi touchants et pathétiques. Les antagonistes principaux sont au nombre de 8 (oui, j’inclus Greed) : les 7 pêchés capitaux et leur Père. J’ai personnellement un petit faible pour Envy, bien que mes sentiments pour lui se rapprochaient de ceux de Roy Mustang au début du Manga… C’est pour moi un vrai tour de force de la part de l’autrice. Les antagonistes secondaires ne sont pas en reste, au contraire.

L’intrigue

Je l’ai déjà un peu évoquée, mais on va en parler un peu plus (ce que je dévoile est dévoilé dans les débuts du manga, donc pas de vrais spoilers).

Le père d’Ed et Al a inexplicablement abandonné la maison familiale lorsqu’ils étaient jeunes, laissant les deux enfants livrés à eux mêmes lorsqu’ils vont tenter de faire revenir leur mère…

Le début du manga repose sur leur recherche de la Pierre Philosophale, avec laquelle ils espèrent réparer leurs erreurs.

Or, une intrigue politique se met rapidement en place. Des émeutes surgissent dans le pays, produisant des bains de sang, tandis que le mystérieux Scar décime les rangs des Alchimistes d’Etat. Edward et Alphonse avancent très vite dans leur quête, avant de se retrouver confrontés à un mur de taille. Et si la Pierre n’étaient pas la réponse qu’ils attendaient ? Ils rencontrent alors Lust et Envy, deux individus portant un tatouage d’Ourobouros. Leurs intentions sont nébuleuses : ils sont visiblement des antagonistes, mais pourtant refusent qu’il arrive le moindre mal aux deux alchimistes. Et quel est le rôle de ce gouvernement militaire dans toute cette pagaille, et plus particulièrement du Fuhrer King Bradley ?

Beaucoup d’aventures et d’action dans ce manga, mais aussi des intrigues politiques, du mystère… et de l’émotion. Beaucoup (non, ce n’est pas un manga de Bisounours…).

Le Style

Les dialogues sont bien écrits, l’autrice maîtrise parfaitement sa narration et ses personnages, et les nombreuses touches d’humour permettront de s’attacher aux personnages et de relâcher la tension.  Quant aux dessins, ils sont plutôt beaux et assez épurés, ce qui permet de ne pas noyer le lecteur dans une foultitude de détails (hello One Piece !).

Et L’anime ?

A regarde en VOSTFR, les voix française ne rendant pas justice aux personnages. Je n’ai vu que la deuxième adaptation (Fullmetal Alchemist Brotherhood), la première ne respectant pas tout à fait le manga (mais restant de qualité, d’après ce que j’ai pu entendre). Quant à Brotherhood, l’anime suit parfaitement la trame du manga, jusqu’à la fin. Les musiques sont sublimes.

 

 

Et l’adaptation Live ?

Pas encore sorti au moment où je rédige cet article, les premières bandes annonces permettent de rester optimistes (par contre, je ne me remets toujours pas des perruques…). Je suis toutefois dubitative sur le fond, puisqu’apparemment le film est censé adapter… l’histoire en entier. Je ne vois pas trop comment c’est possible…

 

Mon avis après avoir vu le film => ici

Bilan

A mon avis, l’un des meilleurs manga/anime, tous genres confondus. En fait, je n’arrive pas vraiment à lui trouver de défauts (à part celui de me faire pleurer comme une madeleine…). Par contre, je pense qu’il ne s’adresse pas forcément aux plus jeunes. Pour commencer, le contexte inspiré de la 2nde Guerre Mondiale pourrait leur échapper, ce qui serait dommage, mais l’histoire est quand même assez dure (sans parler du nombre de morts, bien que le manga/l’anime ne soit pas trash et que la violence n’y soit jamais gratuite…).

 

11 réflexions sur “Fullmetal Alchemist, Hiromu Arakawa

  1. Je suis désolée, mais le trailer de l’adaptation ne me donne pas du tout envie. En règle générale, j’apprécie encore moins les adaptations de BD/mangas que de romans, car l’aspect visuel de ces supports laissent moins de marges à l’appropriation de ces codes visuels (que ce soient les décors, les couleurs, l’atmosphère, le rythme). Sans parler que je ne suis pas fan des jeux d’acteurs qui ne me semblent pas appropriés compte tenu de ce que tu dis du manga (je sais les expressions exagérées font parties des mangas, mais justement, là il s’agit d’un film). Bon, j’ai aussi un autre problème, mais je ne sais pas s’il est de bon ton de lancer le débat sur ce sujet. 😉

    Sinon, je connais vaguement, mais je dois avouer que le principe de l’alchimie est intéressant et donne envie d’en savoir plus :).

    Aimé par 1 personne

  2. Pour l’adaptation live, disons que par rapport à d’habitude, ça laisse encore penser que ce sera mieux que Dragon Ball Evolution^^ Ce qui serait déjà pas mal… Par contre, c’est clairement un des soucis des adaptations live de mangas : les réal veulent trop coller à l’aspect visuel propres aux mangas (les perruques improbables, déjà ><), alors que si c'était pensé comme une adaptation de roman, je pense que ça passerait mieux.

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