C’est l’histoire d’un architecte, d’un jardinier et d’un randonneur…

… qui entrent dans un bar, et qui commencent à parler écriture :

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L’architecte dit :

« J’aime que mes projets soient préparés à l’avance, propres et bien structurés. Avant de commencer à écrire, j’établis des fiches de personnages et le plan de mon histoire. Il s’agit parfois de préparer les principales étapes, ou bien de tout détailler jusqu’aux chapitres et aux scènes. La préparation est longue, mais l’écriture s’en retrouve facilitée, car je sais exactement ce que je fais. Je préfère ne pas laisser place à l’imprévu, tout est planifié, même si je ne me ferme pas aux nouvelles idées qui peuvent venir durant le projet. Au moins, je sais que mon histoire tient debout.»

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Le jardinier répond :

« Une façon de travailler qui ne me correspond pas ! J’aime être surpris, ne pas savoir à l’avance ce que mes personnages veulent me dire. Ainsi, je découvre l’histoire autant que je l’écris. Je plante mes idées comme autant de graines, je les arrose d’engrais et de mots, et je les regarde grandir et évoluer. Bien entendu, mon jardin n’est pas que chaos ! J’élague les mauvaises herbes et j’aide les idées à pousser droit. Et quel bonheur de découvrir une plante merveilleuse s’élever jusqu’au soleil, jaillie de mon esprit ! »

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Et le randonneur de conclure :

« Moi, je me situe un peu entre vous deux. Je sais d’où je pars et la direction à prendre, je connais ma destination ainsi que les principales étapes de mon voyage. Je me promène sur les routes et je discute avec mes personnages. Certains m’accompagnent un moment et, alors que j’apprends à les connaître, ils me font prendre des chemins dont je ne soupçonnais pas l’existence. Bien que leurs conseils me semblent parfois étranges, j’ai appris à leur faire confiance, pour le mieux.

Je ramasse des choses et je les garde en poche. De temps en temps, elles me servent, parfois, je les jette. Je me trompe parfois, m’empêtrant dans de petits sentiers couverts de ronces ou sans issue. Alors je fais demi-tour et en emprunte un autre, jalonné de papillons multicolores et de roses.

Il m’arrive de suivre une route qui m’éloigne de mes étapes. Ce n’est pas très grave. Car soit j’arrive à destination malgré mes errances, soit je découvre une fin encore plus belle»

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En ce qui me concerne, je suis une randonneuse. Terme qui n’est pas de moi, mais qui provient du podcast Procrastination. Quant à l’architecte et au jardinier, je crois que cela vient de GRR Martin.

Et vous ? Quel profil vous correspond le plus ?

16 réflexions sur “C’est l’histoire d’un architecte, d’un jardinier et d’un randonneur…

  1. Perso, j’ai besoin de me rassurer en traçant ce que j’ai fait : j’ai un fichier de sommaire détaillé où je décris chaque scène par une phrase, ce qui me permet de me remettre plus facilement en mémoire les détails de cette scène. C’est important car beaucoup de détails peuvent resservir et c’est aussi comme cela que je limite l’implication de figurants et piochant dans un panel déjà existant et donc connu du lecteur. J’ai aussi une fiche présence de personnages sur laquelle je note la présence ainsi que la simple mention des personnages. Cela peut-être utile pour se souvenir dans quelles conditions les autres apprennent leur existence, ou même si tous sont au courant qu’untel est mort. Quand on jongle avec beaucoup de protagonistes, je pense qu’il est bien d’avoir une trace, parce qu’au final, le tout devient une entité cohérente et ça se sent à la lecture.

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  2. Oui, j’ai un cahier (que je dois mettre à jour depuis des lustres) où je note les caractéristiques physiques/mentales/parlé ; ainsi que les chapitres de rencontre et de décès (parce que ça m’est déjà arrivé de faire revenir un perso que je ne me souvenais plus avoir trucidé…). J’ai aussi un cahier « tiroirs » où je note les intrigues secondaires que je démarre, pour ne pas oublier de les clore.

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  3. Randonneuse organisée donc. Tu balise le terrain comme un guide parti en reconnaissance, comme ça lorsque tu accompagnera tes troupes, tu sauras ne pas les perdre en route 🙂

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  4. Jardinière en permaculture. Je m’assois, regarde tomber la pluie d’étoile sur des graines qui vont pousser à fleur de peau, entre vers et vert, et ancrer en moi une histoire où il me faudra user d’encre pour vous la révéler.

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  5. Pingback: Astuce : fiches personnages avec charahub | L'Imaginaerum de Symphonie

  6. Je crois que je me situerais plus dans la catégorie jardinier. J’aime préparer mon jardin, mon univers, mon histoire, le connaître comme il faut avant d’y lâcher mes personnages et de les regarder évoluer, faire un peu ce qu’ils veulent (souvent ce que je ne souhaite pas… ) et très souvent évoluer au-delà de ce que je pensais. Et tout ça en bio, sans engrais chimique (si ce n’est pas beau).
    (Première visite sur ton blog au passage et sans doute pas la dernière. J’aime vraiment beaucoup ce que j’y vois 🙂 )

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  7. Même si je ne suis pas exactement jardinière, j’avoue que la création d’univers est ce qui me plait le plus dans l’écriture, sans doute pour ça que j’aime autant la fantasy (et je confirme, les persos ont la fâcheuse tendance à faire ce qu’ils veulent 😦 ). (Merci à toi^^ ça fait toujours plaisir de savoir qu’on ne fait pas ça pour rien^^ normalement il y a un article tous les dimanche).

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  8. C’est vrai que la création est plus « libre » en Fantasy (mais non moins complexe et demandeuse de rigueur que pour n’importe quel autre genre) et permet plus de…fantaisie ( 🙂 ). Après, en SF aussi on peut créer beaucoup de choses (Phillip K. Dick en est un bon exemple je trouve, de ce que j’ai lu). En plus il suffit d’ajouter « quantique » aux choses et tout le monde trouvera les choses cohérentes :p

    (je reviendrai voir avec plaisir dimanche prochain les nouveautés alors ! )

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  9. Tout à fait, c’est d’ailleurs quelque chose qui m’agace, quand on me dit que l’écriture de l’imaginaire est simple parce qu’on fait ce que veut et ta gueule c’est magique. J’avoue que je n’ai pas lu autant de sf, mais je pense que c’est aussi pas mal de boulot ^^

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