Divine Nanami, Julietta Suzuki

« Voyons… je n’accepterai de la sauver qu’à une condition… qu’elle implore mon pardon et qu’elle reconnaisse ses torts. Cela fait des centaine d’années qu’un humain n’avait pas osé me frapper! »

Tomoe, Divine Nanami

Divine Nanami est un manga écrit et illustré par Julietta Suzuki, publié au Japon sous le titre Kamisama Hajimemashita à partir de 2008, compilé en 25 tomes. Un anime a été tiré de ce manga, deux saisons et des OAV qui finissent la série. Il s’agit d’un shojo de Paranormal Romance et Fantasy japonaise.

Normalement, je lis et regarde peu de shojo. J’avais découvert celui-ci par hasard en anime. Bien que les OAV adaptent la fin du manga, j’ai eu envie de poursuivre l’aventure avec le manga, qui est un peu plus étoffé que l’anime.

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Tomoe et Nanami ; Mizuki et Kurama

 

L’univers

La majeure partie de l’histoire se déroule dans notre univers, et plus précisément au Japon. On assiste cependant à peu de scènes « normales », puisque les personnages principaux vivent dans un Temple et que… peu de personnages sont humains en définitive.

De temps en temps, les personnages nous emmènent avec eux dans le monde des Yokai, auquel les humains n’ont en théorie pas accès, peuplé de yokai plus ou moins dangereux… J’ai particulièrement apprécié les inserts de l’autrice à la fin des premiers tomes pour expliquer certains points du Taoisme et de la culture japonaise.

Car, même s’il s’agit d’un shojo, l’univers n’est pas tout rose pour autant. Le passé lourd de Tomoe, l’un des deux personnages principaux, apporte son lot de sang et de violences (c’est pas trash non plus, faut pas exagérer, mais mieux vaut prévenir quand même…).

 

Les personnages

On suit principalement Nanami, une humaine devenue déesse à l’insu de son plein gré, et Tomoe, un yokai-renard qui traîne derrière lui un passé plutôt lourd.

Shojo oblige, on ne peut pas échapper à quelques clichés : Nanami est orpheline de mère et abandonnée par son père, jetée à la rue, gentille et plus ou moins naïve. Tomoe, lui, possède un sale caractère malgré une apparence angélique, mais au fond, il a un coeur gros comme ça !

Or, plus on avance dans la série, plus on se rend compte que c’est un peu plus complexe que ça.

Nanami n’a pas toujours bon caractère non plus, et finalement non seulement elle sait se débrouiller toute seule, mais elle ne se laisse pas marcher sur les pieds. Le caractère de Tomoe et sa défiance envers les humains s’explique par ce passé qu’il a en partie oublié, et qui se révèle au fur et à mesure des tomes pour montrer le Tomoe cruel et avide de sang et de femmes qu’il était autrefois. Son histoire est même émouvante, et son évolution entre son lui passé, et son lui actuel plutôt inintéressante.

Malgré l’abondance de personnages, l’autrice évite également le triangle amoureux.

Du côté des personnages secondaires, eh bien la plupart sont très intéressants également, notamment dans leurs relations les uns avec les autres. Que ce soit un couple interdit mais mignon tout plein entre une yokai et un humain, le gardien d’un Temple qui continue d’en prendre soin malgré la mort de sa déesse, un chanteur idolâtré et pourtant profondément seul, un démon mort qui se retrouve dans le corps fragile d’un adolescent etc…

Aucun personnage n’est vraiment antipathique, donc je ne peux pas dire qu’il y ait de vrai antagoniste dans l’histoire, ce qui n’empêche pas le rythme d’être effréné.

 

L’intrigue

Après que son père, joueur invétéré, a perdu leur maison à cause de ses dettes, Nanami se retrouve à la rue. Elle aide un homme étrange alors qu’il se fait attaquer par un chien, et il lui propose de lui offrir sa propre demeure, puisque celui-ci n’y habite plus depuis des années. Elle accepte, et elle va rapidement découvrir qu’il ne lui a pas seulement laissé sa maison – qui se révèle être un Temple –, mais aussi sa condition de dieu et ses serviteurs yokais.

Tomoe, blessé par la disparition de son ancien maître et n’appréciant guère les humains, accueille cette nouvelle maîtresse avec une grande suspicion… au point qu’il préfère se barrer pour aller se réconforter auprès de prostituées surnaturelles. Tomoe va finalement devenir son serviteur officiel contre son gré, et ils vont devoir apprendre à vivre ensemble afin que Nanami puisse devenir une déesse honorable.

Et aider Tomoe a vaincre ses propres démons… On a d’ailleurs un twist vers le tome 15 à la fois bien trouvé et bien mené, avec un retour dans le passé riche de renseignements.

 

Le Style

Au niveau du manga, le dessin est assez épuré pour laisser plus de place aux personnages. Du côté de l’anime, la ligne graphique de l’autrice est bien respectée, pour donner un anime frais et coloré.

Manga comme anime sont très drôles, que ce soit dans les situations ou les dialogues. Les scènes d’action sont très sympa et la romance bien écrite.

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Bilan

Vous l’aurez compris, j’ai une affection toute particulière pour ce manga et cet anime. Pour commencer, je suis fascinée par les yokai, et dans cet univers, on peut dire que j’en ai eu pour mon argent. Bien que ce soit avant tout une romance, j’ai trouvé qu’elle évitait les poncifs habituels avec des personnages intéressants et sympathiques. L’anime est également de bonne qualité et a le mérite d’adapter le manga dans son ensemble, quoique de façon moins détaillée (certaines intrigues secondaires sont un peu raccourcies, voire éclipsées).

 

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N’hésitez pas à en parler dans les commentaires ! 🙂 (sans spoils si possible 😉 )

 

4 réflexions sur “Divine Nanami, Julietta Suzuki

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