Gabigael : l’heure de la rédemption, Justine Robin

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Gabigaël, l’heure de la rédemption, est un roman écrit par l’autrice française Justine Robin, publié en 2017 par les éditions Sharon Kena. Ce roman relève de l’Urban Fantasy et du Paranormal Romance.

La Bible ne les mentionne pas. Depuis toujours le Vatican cache leur existence. Mais nombre de démons bannis des enfers errent sur notre Terre. Ils vivent parmi nous, certains s’intègrent, d’autres se terrent dans les ténèbres, d’autres encore sont prêts à tout pour rejoindre le royaume de Lucifer, reine perfide et gardienne jalouse de son pouvoir…

Extrait du prologue

 

L’univers

Le récit se déroule dans notre monde contemporain, presque identique au nôtre si ce n’est que les démons et les anges existent. Si la grande majorité de la population ignore leur existence, l’Eglise a crée une cellule indépendante, chargée de l’extermination des démons. Autrement dit, bien que l’univers soit proche du nôtre, il m’est difficile de classer le roman dans le fantastique : ni les personnages ni le lecteur ne sont amenés à douter de la réalité des éléments et des créatures surnaturels.

Souvent, dans l’Urban Fantasy, l’histoire a pour cadre une ville en particulier. Ce qui est intéressant ici, c’est que la quête des personnages les amènera à visiter plusieurs pays, de la Russie au Zimbabwe en passant par l’Écosse. Cela étant, les personnages n’ont malheureusement guère le temps de nous faire profiter du paysage (ce qui ravira je pense les allergiques aux descriptions 😉 ).

 

Les personnages

Gabigaël est l’un des sept frères démons qui ont jadis été les amants de Lucifer, démon d’ombre et de ruse. S’il se trouve sur Terre depuis des siècles, il ne s’est jamais réellement mêlé aux humains, préférant se consacrer à son hobby (que je vous laisse découvrir^^). Ce sera d’ailleurs l’occasion de plusieurs scènes cocasses, entre sa découverte de la télévision ou la joie (ahem) de goûter un soda. Un personnage très sympathique, tout en ironie et en mauvaise humeur, qui est cependant moins méchant que sa nature pourrait le laisser présager (mais ce n’est pas un ange pour autant, et c’est tant mieux ! ). Quant à son côté un peu rustre, je suis sûre qu’un stage auprès de Sébastian saura y mettre bon ordre 😉 (Le « diable de majordome » du manga Black Butler).

Selphie est une lycéenne Russe innocente au premier abord, mais on comprend bien vite qu’avec son caractère, l’association du démon et de la jeune fille risque bien de faire des étincelles. Sans être une demoiselle en détresse, je l’ai trouvée toutefois moins intéressante que Gabigaël. Cependant, bien que je ne sois pas fan des romances, j’ai trouvé leur relation réussie et attachante.

O’Malley est le père de Selphie, et aussi un exorciste. Il s’est juré de tuer Gabigaël, qui serait le meurtrier de son épouse dix sept ans plus tôt.  Des trois personnages focales, c’est celui qu’on suit le moins, mais il apporte une vision intéressante également.

Du côté des personnages secondaires, c’est assez réussi. Les démons sont soit effrayants (mention spéciale à Agnan), soit classes (Alastor Maugrey), soit sympathiques (Octavius), et les exorcistes assez efficaces comme opposition à Gabigaël. J’ai vraiment beaucoup aimé Talouch, une sorcière, ainsi que ses deux… euh… »assistants ». J’ai un peu moins aimé Baal, The antagonist (le boss de fin, quoi). Il n’est pas raté, et on sent bien sa puissance, mais j’ai préféré certains démons secondaires.

 

L’intrigue

Un certain nombre de démons, parmi lesquels sept frères, sont coincés sur Terre, incapables de retourner bronzer dans la chaleur des Enfers. Pour se faire, ils doivent retrouver la clé, incarnée dans une humaine, ce qui permettra de ramener les Enfers… sur Terre.

Les sept frères ont essayé plusieurs fois, et ont toujours échoué, ce qui commence à agacer l’aîné, Baal, qui se verrait bien régner sur la Terre. Et les dissensions fraternelles n’aident guère leur quête, en particulier du côté de Gabigaël qu’ils ont trahi par le passé. Ainsi, quand plusieurs d’entre eux vont chercher Gabigaël après avoir identifié la nouvelle clé, celui-ci y voit plutôt le moyen de se venger. Il parvient à convaincre Selphie, clé et fille de clé, de l’accompagner, et commence donc un tour du monde à la fois pour que ses frères perdent leur trace, mais aussi pour les éliminer un par un.

Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est qu’il finirait par s’attacher à la jeune humaine.

 

Le style

Au programme de ce roman, du sang, de l’aventure, de l’humour et de la romance. Le style coule bien, il est rythmé sans être trop nerveux, bourré d’humour, et la romance, si elle est bien présente tout le long du livre, elle n’est jamais trop lourde et n’oublie pas l’objectif de base de Gabigaël.

L’histoire est racontée selon deux modes narratifs : une narration interne à la première personne pour le personnage de Gabigael, une narration interne à la troisième personne pour les personnages de Selphie et de O’Malley. J’ai beaucoup aimé les passages racontés par le démon, et les deux autres points de vue sont plus banals en comparaison, tout en ayant leur rôle.

 

Bilan

Vous l’aurez compris, j’ai vraiment apprécié ma lecture, alors que ce n’est pas du tout mon genre de prédilection (puis deux paranormal romances chroniquées à la suite, ma réputation va en prendre un coup^^).

L’évolution des personnages est cohérente, ils sont attachants, l’intrigue est simple mais efficace et logique par rapport à son univers, la forme est équilibrée… Je regrette juste un certain manque de descriptions, que ce soit au niveau des pays visités ou des personnages (j’ai beaucoup de mal à me représenter l’apparence démoniaque de Gabigael, par exemple).

Quoi qu’il en soit, je lirai donc avec grand plaisir le prochain roman de Justine Robin 😀

Lecture dans le cadre du PIF 2018.

11 réflexions sur “Gabigael : l’heure de la rédemption, Justine Robin

  1. Effectivement, tu vas finir par nous faire croire que tu caches un fond épris de romantisme. 😛
    Du coup, tu donnes envie d’y jeter un oeil, même si je sens que le manque de descriptions dans ce tour du monde me laisserait, à titre personnel, un sentiment d’inachèvement. 😉

    Aimé par 1 personne

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