Le souffle des Muses (T1), Sébastien Reymond-Laruinaz

le souffle des muses

Ce roman de light-fantasy, écrit par l’auteur français Sébastien Raymond-Laruinaz et publié en auto-édition en 2017, est le premier tome de la série Le Souffle des Muses, actuellement en cours d’écriture.

Il existe un monde où les arts remplacent science ou magie. La musique, l’écriture, les parfums, possèdent d’extraordinaires pouvoirs que les hommes ont appris à exploiter pour améliorer leur quotidien, se soigner, voyager et faire la guerre avec plus d’éclat.

Dans ce monde, quatre grandes guildes dominent. Elles sont le creuset des arts, à la fois gardiennes du savoir et des sources de progrès technologiques.

 

L’univers

Sans aucun doute le principal point fort de ce livre, l’univers est riche sans jamais se révéler compliqué à comprendre.

Dans ce monde, les arts constituent une magie considérée comme une science. La musique peut servir d’arme, par exemple. Quatre Guildes se partagent le pouvoir, chacune gardant bien jalousement ses connaissances, refusant de coopérer avec les autres.

On a donc la Guilde des Jeux, spécialiste de la féérie et du bluff, la Guilde des Arts et des Lettres, spécialiste des runes et de la calligraphie, la Guilde des Sens, repaire des parfumeurs et des pâtissiers, et la Guilde des Musiciens, la plus influente, dont les chimères musicales se révèlent des armes redoutables.

Au-delà de cette magie des arts, ce monde a quelques particularités originales, qui ne feraient pas tache dans l’univers de One Piece, comme une mer… sucrée 😉

 

Les personnages

On suit principalement Gaelyn Hastin, chercheuse en féérie au sein de la Guilde des Jeux, et utopiste devant l’éternel. Contrairement à ses confrères, cette jeune femme déterminée et au caractère bien trempé ne souhaite qu’une chose : mettre ses connaissances et son intelligence au service de ses concitoyens. Ainsi n’hésite-t-elle pas à mêler plusieurs arts pour créer une cornemuse, alliant les bulles de savon et la musique pour améliorer le transport. Cela ne va évidemment pas plaire à sa guilde, qui lui intime de renoncer à son projet. Or, toute à ses rêves, elle va persister, même s’ils vont l’amener à se frotter à la réalité du monde.

Ayant fait des études paramédicales, et ayant quelques connaissances dans le milieu de la recherche, j’avoue que ce personnage me parle particulièrement. On fait des études afin d’aider les gens, et au final, on se rend compte que le métier consiste surtout en des jeux d’argent et de pouvoir…

Second personnage principal, bien qu’un peu moins présent : Marco, un danseur gentleman qui m’a un peu rappelé Sanji de One Piece, le côté dragueur lourdingue en moins. Plutôt gentil, mais redoutable mercenaire, et classe en toute circonstance. Un peu moins marquant que Gaelyn, j’ai hâte d’en savoir plus sur lui.

Dans les personnages secondaires, j’ai beaucoup apprécié Ancénata, une parfumeuse. Hâte de la retrouver elle aussi.

Du côté des antagonistes, on n’a pas vraiment d’antagoniste identifié pour le moment. Le problème provenant des Guildes elles-mêmes et de leur attitude.

 

L’intrigue

J’en ai déjà un peu parlant dans le paragraphe des personnages. J’ai bien aimé l’intrigue, qui change des histoires habituelles.

Ici, pas de quête pour trouver/détruire un artéfact, ou pour affronter un mal mystérieux (entendons nous bien, j’adore ce type d’histoires^^ je ne recherche pas forcément l’originalité, surtout en ce qui concerne les intrigues).

Ce premier tome commence la quête de Gaelyn pour parfaire sa cornemuse à bulles de savon. Pour cela, elle doit aller chercher de l’aide auprès des autres Guildes, ce qui ne va pas se révéler facile, sans parler des caractères enflammés des protagonistes qui ne les aident pas non plus^^

On a donc à la fois un roman d’aventures, et un roman de critique sociétale, dont le mal-être n’est pas sans rappeler celui de notre société. La critique est toutefois bien intégrée au reste, et ne se veut jamais moraliste.

 

Le style

Bien que l’intrigue principale s’embarrasse de quelques longueurs, je ne me suis pas ennuyée un seul instant. Le récit est ponctué d’humour ou de tournures plus recherchées, alternant les points de vue internes.

Ceci dit, si la chronique était très positive jusqu’ici, on a là un bémol. Je regrette que la Gardienne des Chimères n’ait pas bénéficié d’une correction plus approfondie, en ce qui concerne les coquilles et la typographie parfois… étrange (je ne compte pas le nombre de doubles ponctuations^^).

 

Bilan

Normalement, un manque de corrections a pour moi un effet repoussoir. Or, cela n’a pas été le cas ici. L’univers est vraiment fascinant, les personnages aussi attachants qu’intéressants, l’intrigue plutôt originale. Indépendamment des coquilles et de la ponctuation, le style est vraiment agréable à lire.

J’espère que l’auteur rectifiera le tir pour le deuxième tome (et qu’il prenne le temps de corriger le premier pour une nouvelle réédition ? ;)). Mais de toute façon, j’attends la suite avec impatience 😀

 Lecture dans le cadre du PIF 2018.

D’ailleurs, qu’est-ce qui est le plus/moins important pour vous dans un livre ? 

Et ailleurs, qu’en pense-t-on ?

La bulle d’Eleyna

11 réflexions sur “Le souffle des Muses (T1), Sébastien Reymond-Laruinaz

  1. Pingback: Liste des œuvres chroniquées sur le blog | L'Imaginaerum de Symphonie

  2. Le fléau de la double et triple ponctuation ! Qu’en disent les membres de la Guilde des Arts et des Lettres ? Etait-ce une tentative de corruption de l’esprit du lecteur ? Une façon de l’hypnotiser afin de le contraindre à ne conter que du bien sur cet univers ? Nous voulons des réponses ! 😛

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  3. Haha je pense que les lettrés seraient clairement contre.
    Ce qui est fort à vrai dire c’est que je m’auto-flagelle sur ce point à travers Ancenata lorsqu’elle découvre le poème d’insurrection mirovan…

    Aimé par 2 personnes

  4. Merci beaucoup pour cette charmante chronique. Je promets de finir par résoudre ces coquilles qui encombrent mon texte et qui sont, de fait, très malvenues.
    Un certain chevalier-impressionniste, Gustave de Bescherel, originaire des Gutenberg et ayant fait voeu d’éradiquer les fautes d’orthographe, serait d’ailleurs à ma poursuite en ce moment même. Et l’homme est dit-on du genre à mettre les poings sur les i, voire dans l’estomac si ça ne suffit pas…
    Sinon le guilleret Crochet, second de navire et coach en joie de vivre, voulait rajouter quelque chose également à propos de cette chronique : « ça c’est d’la critique qui donne envie de s’faire critiquer… »
    Merci monsieur Crochet pour cette remarque tout à fait à propos.

    Aimé par 1 personne

  5. Il te lance un « de rien » en réponse, comme on lance une menace de mort ou un gourdin dans la tronche.
    Il dit que si ça rapporte, il dit pas non à la croisière. Même qu’il dit que s’il prendra les passagers en otage pour exiger une rançon de leur famille et ainsi complèter intelligemment son revenu, il consent à ne pas nécessairement les s’enchaîner à fond de cale s’ils sont sages, histoire qu’ils profitent un peu du voyage.
    Pas sûr qu’on pourra appeler ça la croisière s’amuse…

    Aimé par 1 personne

  6. Pingback: Le printemps de l’imaginaire francophone, édition 2018 : BILAN | L'Imaginaerum de Symphonie

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