La Déferlante, Iphégore Ossenoire

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Couverture par Yannis Cardin

La Déferlante est un one-shot intégrant un vaste univers de récits à venir, de l’auteur français Iphégore Ossenoire. Cette histoire-ci, relevant de la Ligh-Fantasy, a été publiée en 2017 au sein du collectif Hydralune.

Avec ses cent cinquante-trois ans, il se faisait trop vieux pour ces niaiseries. Mais il était un gnome, et les gnomes jamais ne refusent un moment de franche rigolade. La vie permettait de s’amuser de tout, y compris lors de l’assaut d’un navire de guerre mené par un peuple inconnu, au milieu d’un horizon bleu infini, sans l’espoir d’aucune aide en cas de blessure

Extrait de la Déferlante

 

L’univers

La déferlante prend place dans le monde de Lodriukes, et plus précisément dans le royaume de Vorme. Dans cet univers, les humains côtoient elfes, nains et gnomes, et d’autres individus à la nature plus… incertaine. Les dieux, pas toujours nobles, se lamentent de voir décliner leurs pions créatures. Quant aux dragons, ils se sont adaptés. Une taille de château et une armure d’écailles n’aident pas vraiment à passer inaperçu, or les sociétés humaines sont parfaites pour qui aime le pouvoir et la richesse. Ils seraient idiots de ne pas en profiter, et idiots, les dragons ne le sont pas, au contraire. La magie est par ailleurs omniprésente, partie intégrante du quotidien.

Dans ce livre, très court (moins de 300 pages), l’auteur ne nous offre qu’un léger aperçu de son univers, dans lequel sont prévus d’autres récits. Néanmoins, le peu que nous apprenons sur le passé, les peuples ou les créatures, donne envie d’en savoir davantage. Les relations entre les dragons et les humains, ou encore les dieux et les mortels, sont particulièrement intrigantes.

 

Les personnages

Ce récit offre une multitude de personnages qui mériteraient chacun son propre récit. Certains se révèlent fascinants, tels le Grand Amiral ou Clotilde, d’autres truculents, comme Nafre le gnome et ses compagnons. D’autres encore ne sont que des noms, à peine esquissés, mais nul doute qu’on les reverra.

Ceux qui n’ont pas l’habitude pourraient se retrouver perdus au milieu de tant de personnages, cependant j’ai trouvé la plume suffisamment claire pour que ce ne soit pas le cas.

Le format de ce roman ne laisse toutefois pas le temps d’apprendre à connaître ces personnages. On sent un passé, une histoire, qui existent, mais alors qu’une foule de questions nous assaille, voilà que l’on passe déjà au personnage suivant. Même Clotilde, personnage le plus présent je pense, est loin d’avoir dévoilé tous ses secrets. Quant aux envahisseurs, eh bien finalement on ne sait pas trop de quoi/qui il s’agit.

 

L’intrigue

Le royaume de Vorme subit les assauts du Souquenille, et pourrait bien s’effondrer. De leur côté, les dieux Lueos et Felgrina désespèrent de voir leurs fidèles, par ailleurs de moins en moins nombreux, dans la tourmente.

L’intrigue de ce récit se laisse suivre, mais reste simple, légère (on est dans de la Light-Fantasy, après tout) même s’il y a une ou deux surprises sur la fin.

Néanmoins, j’ai trouvé le sous-texte très intéressant. Si le style est léger, le fond l’est moins.

Le style

Légèreté de style ne signifie pas simplicité, loin de là. La plume est belle, élégante, ponctuée d’humour ou de phrases incitant à la réflexion, jamais lourde ni pompeuse. Compte tenu de son aspect divertissant et de son format, La Déferlante s’avère idéale si vous souhaitez découvrir le style de cet auteur.

 

Bilan

Une fantasy légère et divertissante (mais néanmoins intelligente), qui se lit très rapidement. Adeptes de fantasy sombre et/ou complexe, avec des enjeux et un traitement ambitieux, ce texte n’est peut-être pas pour vous (ce qui n’empêche pas d’aimer les deux, évidemment 😉 ).

Pour ma part, j’ai quand même un bémol : ce récit est trop court ! ( à peine 300 pages au compteur). Ce roman ne donne qu’un petit aperçu de l’univers et des personnages, que l’on devine bien plus vastes, mais qu’on effleure à peine. En réalité, il donne un goût de « trop peu ». J’espère que les prochains romans d’Iphegore seront plus longs, ou du moins qu’ils enrichiront ce que l’on sait déjà sur l’univers et les personnages 😉 En tout cas, je m’y jetterai avec plaisir 🙂

(Team Clotilde \o/)

 

Et ailleurs, qu’en pense-t-on ?

La bulle d’Eleyna

 

Chronique dans le cadre du PIF 2018

5 réflexions sur “La Déferlante, Iphégore Ossenoire

  1. Comme quoi, les détracteurs des nains, elfes et autres races communes à la fantasy n’ont pas toujours raison. Bon après, si c’est de la light-fantasy, évidemment, ça passe mieux pour tout le monde, en règle général. Enfin, ça reste une preuve qu’un stéréotype peut être utilisé intelligemment de multiples façons et avec autant (voire plus) d’intérêt qu’une idée qui se veut « originale » (pour ce que veut dire ce terme dans certaines bouches…). 🙂

    Aimé par 2 personnes

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