Les annales du Disque-Monde, Sir Terry Pratchett (1/2)

Les annales du Disque Monde est peut-être l’une des oeuvres de Light Fantasy les plus connues. Ecrites par l’écrivain britannique Sir Terry Pratchett, elles ont commencé à être publiées en VO à partir de 1983, puis en 1993 en France. Actuellement, on peut les trouver en poche aux éditions Pocket, ou en broché aux éditions Atalante. 

L’univers

 

Comme son nom l’indique, le Disque-Monde est un monde plat qui a la forme d’un disque, contrairement à notre Globe Monde (je vous renvoie d’ailleurs aux excellents livres de vulgarisation scientifiques : La Science du Disque Monde). Le Disque est soutenu par quatre éléphants gigantesques, eux mêmes juchés sur le dos de la Grande A’Tuin qui nage dans l’Espace (vers quelle destination ? Elle seule le sait…).

Les arcs-en-ciel possèdent une huitième couleur, l’octarine, la couleur de la magie qui est invisible au commun des mortels. La lumière est plus lente que celle de chez nous, les Dieux existent et jouent aux dés le destin des mortels, et il est possible de marcher sur l’eau (eh oui, le fleuve Ankh est tellement pollué que bon…). Si vous voulez emprunter un livre à l’Université de l’Invisible, il vous faudra rencontrer le Bibliothécaire (et gare à vous si vous prononcez le mot en « s » !). Quant à la Mort, c’est finalement un chouette type qui pourra remplacer le Père Porcher si besoin.

La plupart des romans se déroulent dans l’immense ville d’Ankh Mormork, mais vous visiterez d’autres contrées comme le royaume de Lancre ou Quatrix.

En bref, un univers extrêmement riche, plutôt loufoque (mais pas tant que ça au final… Le Disque Monde ressemble beaucoup au Globe Monde quand même, surtout leurs habitants), mais en même temps cohérent et respectueux de sa logique interne.

 

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Le bibliothécaire, par the-primitive-muse

 

Les personnages

Chaque tome des annales suit un groupe de personnages (je vous expliquerai tout ça dans le deuxième article), et ils sont assez nombreux. Je ne vais donc pas parler d’eux en détail, ce sera juste pour vous donner une petite idée :

Rincevent et les Mages

Rincevent est un mage de l’Université de l’Invisible (enfin… il est écrit maje sur son chapeau). Pas très doué, extrêmement peureux mais doté d’une légendaire malchance qui mettra ses nerfs à rude épreuve. Quant aux autres mages, s’ils possèdent des dons certains, ils passent plus de temps à faire honneur à la cuisine de l’UI qu’à aider la population. Heureusement que certains, comme le Bibliothécaire, sont là pour relever le niveau.

Les sorcières de Lancre :

Esméralda Ciredutemps est probablement la sorcière la plus puissante de tous les temps, seulement elle a un caractère… euh… (nan, en vrai elle à un coeur gros comme ça, mais c’est mauvais pour son image). Si vous lui demandez, Nounou Ogg se fera un plaisir de vous lire des extraits de ses livres ( essayez de ne pas gloussez quand elle vous donnera sa recette de la branlante aux fraises…), mais je vous conseille de ne pas trop vous approcher de son chat Gredin.

La Mort :

La Mort étant un mâle nécessaire, c’est bien entendu un personnage masculin (qui parle en majuscules). Très sympathique bien qu’il ne comprenne pas toujours les mortels, il sera parfois accompagné de la Mort aux Rats (COUIIII !).

Le Guet :

Dirigé par Samuel Vimaire, un flic passablement éreinté et déprimé, le Gué de Nuit d’Ankh Morpork va peu à peu prendre du poil de la bête (héhé) au fur et à mesure des tomes. Parmi les agents, vous rencontrerez un nain de deux mètres, une femme avec un caractère de chien, un ou deux trolls, un zombie qui perd des morceaux, quelques humains, et un Caporal Chicques à la nature non identifiée.

Moite Von Lipwig :

Parce que les Anges ne frappent qu’une seule fois, cet ancien faussaire se retrouve à travailler pour le gouvernement (enfin, gouvernement… Vétérini est bien connu pour être un tyran).

(Et parmi les romans « hors annales » mais qui se passent dans le même univers, le chat Maurice et la jeune Tiphaine Patraque ne sont pas en reste).

Parmi toute la cohorte de personnages des Annales, difficile de ne pas avoir quelques chouchous. J’ai un faible pour les agents du Gué et Moite, personnellement (n’hésitez pas à parler des vôtres dans les commentaires !).

Les intrigues

Chaque roman possède sa propre intrigue, il n’est donc pas forcément indispensable de tous les lire ou de les lire dans l’ordre (mais on y reviendra). Certains romans sont complètement indépendants, d’autres forment des cycles dans lesquels on suit les mêmes personnages principaux.

Les intrigues sont des intrigues de fantasy : il pourra s’agir de sauver le monde ou d’affronter un dragon. Cela étant, les Annales du Disque Monde parlent aussi beaucoup de nous, en fin de compte, avec des thèmes comme la xénophobie, le théâtre, le féminisme, le cinéma, la poste, les contes de fées…

(A noter que le cycle du Guet est aussi très imprégnée d’une atmosphère de polar.)

 

Le style et la traduction

J’avoue ne pas m’être aventurée à lire Pratchett en anglais. Je ne crains pas la difficulté, mais vu la richesse du style, des références, des blagues etc… j’ai un peu peur d’en louper la moitié^^

Puis la traduction de Patrick Couton est vraiment excellente, alors pourquoi s’en priver ? Il s’est vraiment approprié l’univers et les personnages.

Par contre, attention : c’est de la Light réellement drôle, oui, mais ce n’est pas un humour déluré à la Naheulbeuk. L’humour y est intelligent, cynique parfois, et s’il nous fait réfléchir il est toujours divertissant.

 

Bilan

Quand j’ai vu des gens qui annonçaient le décès de Sir Terry Pratchett, sur le moment je n’y ai pas cru. C’était forcément une blague de mauvais goût… Et puis…

Croyez le ou non, mais j’ai pleuré. Parce que ses romans m’avaient beaucoup apporté, parce que je réalisais qu’il n’y en aurai plus jamais d’autres. Parce que c’était un grand homme très impliqué dans la sauvegarde de la nature, et surtout la protection des Ourang-Outans.

Et pourtant à la base, ce n’était pas le grand amour. La première fois que j’ai lu le premier tome, honnêtement, j’avais trouvé ça sympa, mais bon, pas à la hauteur de la réputation.

La deuxième fois, je m’y suis prise autrement : je n’ai pas repris le cycle par le premier tome. Et c’est ce dont on parlera dimanche prochain.

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NarnMindWalker. Merci encore pour tout, Terry !

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11 réflexions sur “Les annales du Disque-Monde, Sir Terry Pratchett (1/2)

  1. J’aworz le guet et je risque mille malédictio parce que je n’aime pas les sorcières… j’aime bien les mages et bien sûr la Mort est incroyable ! Je n’ai pas lu le livre sur les faussaires mais j’ai adoré celui sur le cinéma et l’opéra. 🙂

    Aimé par 1 personne

    • Le Guet est incontestablement mon préféré, c’est celui que j’ai lu le plus de fois^^ Celui que j’aime le moins, c’est celui de Rincevent, qui est vraiment plus parodie que les autres. Dans les indépendants, j’ai un faible pour le Régiment Monstrueux^^

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