Re:Zero kara Hajimeru Isekai Seikatsu, Tappei Nagatsuki

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Re : Zero est à l’origine un Light-Novel d’Heroic/Dark Fantasy écrit par Tappei Nagatsuki et illustré par Shinichirou Otsuka, décliné par la suite en manga (depuis 2014) puis en anime. (2016). A noter que je lis les mangas et que j’ai regardé l’anime, mais je n’ai en revanche pas lu les Light Novel.

Attention : je vais spoiler le « twist » du début, sinon je ne pourrai pas parler de grand-chose. Je ne pense pas que ça vous gâcherait le plaisir vu que c’est au début, mais je préfère vous prévenir (puis c’est pas un vrai spoil, c’est dans tous les résumés…).

L’univers

L’histoire commence dans notre univers (au Japon, évidemment), mais elle bascule tellement vite dans un autre monde pour ne jamais revenir dans celui-ci que je ne suis pas sûre qu’on puisse parler de Portal Fantasy.

Ce fameux univers est un monde de médiéval fantasy plutôt standard, avec ses dragons, ses luttes de pouvoir, ses elfes, ses mages, ses esprits etc… A noter quelques créatures plutôt issues du folflore japonais (les ogres), mais globalement rien de bien exceptionnel (je dis globalement parce que j’adore la baleine. Ceux qui connaissent sauront de quoi je parle^^).

 

Les personnages

On suit principalement Subaru, un adolescent Japonais qui se retrouve projeté dans cet univers de Fantasy on ne sait trop comment. Sûr de lui, insouciant, parfois arrogant… je dois bien avouer qu’il est par moment un peu tête à claques. Il est néanmoins intéressant qu’il n’ait aucun don magique ou physique. Pour avancer, il va devoir se creuser la cervelle.

Et en même temps, vu la montagne qui lui tombe dessus, impossible de ne pas éprouver de la compassion pour lui. C’est probablement son caractère naturel qui lui permet de tenir, mais il va y laisser pas mal de plumes et va pas mal évoluer au fil du temps. Mais on va y revenir après, dans la partie intrigue.

Ensuite, on a Emilia, une semi-elfe qui peut utiliser la magie et parler aux esprits. Elle est d’ailleurs accompagnée de Pack, un esprit qui a pris la forme d’un chat tout mignon (mais attention, ne vous laissez pas avoir par son air mignon…). J’avoue que je ne l’apprécie pas des masses, je la trouve un peu… fade, sans doute à cause de son manque de défauts.

J’aime beaucoup plus les jumelles Rem et Ram, deux ogresses toutes mignonnes qui n’hésitent pas à jouer d’une langue particulièrement acide, sans compter des dons certains pour le démembrage.

(Autrement dit : Team Rem, évidemment !).

 

L’intrigue

Jusqu’ici, je pense que je ne vous ai pas forcément donné envie. Mais le principal intérêt réside dans son plot.

Subaru se retrouve donc projeté dans un monde d’heroic fantasy, et s’en voit particulièrement ravi.  Il se voit déjà renommé dans tout le pays pour ses hauts faits, marié à une belle princesse et compagnie.

Sauf que, un peu trop sûr de lui… il se fait tuer.

Si vous jouez aux jeux vidéos, vous savez que certains ont des points de sauvegarde : si vous mourez, vous êtes ramenés à ce point.

Pour Subaru, c’est pareil. S’il meurt, il est ramené en arrière à un « point de sauvegarde » qu’il ne maîtrise pas.

Et c’est là que ça devient intéressant. Car Subaru meurt souvent dans ce cycle, et de façon parfois très, très douloureuse. Et ce n’est pas sans conséquences sur son état d’esprit. D’autant que quand ce n’est pas lui qui meurt, ça peut être un ami…

Deuxième effet kisscool : s’il noue des relations avec un autre personnage et qu’il meurt… lui garde ses souvenirs, mais pas les autres. Imaginez que vous vous rapprochez d’une personne, que celle-ci vous accorde sa confiance et son amitié… et que tout est balayé d’un claquement de doigts. Sans compter que désormais, cette personne se méfiera de vous puisque vous vous comportez de façon très familière avec elle, et que vous connaissez ses secrets…

C’est parfois aussi frustrant pour le lecteur/spectateur. Car au moment où on croit que Subaru a réussi à s’en sortir… bam, rebelote ! Lors de chaque arc, il va devoir trouver la solution pour ne pas mourir… ni perdre d’amis au passage. Bref, tout l’aspect psychologique est très intéressant.

 

Le style

J’avoue qu’au début, je n’avais pas accroché. Le design est très « tout mignon, tout bisounours », et c’est encore « pire » dans l’anime qui est très coloré.

Et au final, je trouve que ça rehausse l’horreur des scènes de morts (au passage, c’est pas un anime pour les enfants ! Y’a énormément de sang, de membres coupés et autres joyeusetés).

 

L’anime

L’anime adapte les trois premiers arcs de façon plutôt fidèle. Comme je le disais, le côté très coloré renforce encore la tragédie de l’histoire. Au troisième arc, beaucoup de questions sont laissées en suspens, même si on a quelques indices.

 

Bilan

Très sincèrement, si des amis ne m’avaient pas soutenu que j’allais adoré, je n’aurais probablement pas dépassé le premier épisode de l’anime. Et dès la première « résurrection », j’ai compris que j’allais adorer. D’ailleurs, j’ai acheté les mangas.

Faites quand même attention, ne vous laissez pas avoir par l’aspect bisounours du design et du début de l’histoire. C’est vraiment très sombre, et parfois même assez dur. Pas seulement pour les scènes gores, mais pour le retentissement psychologique sur les personnages.

J’ai vraiment hâte de voir/lire le quatrième arc !

3 réflexions sur “Re:Zero kara Hajimeru Isekai Seikatsu, Tappei Nagatsuki

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