Préconisations avant d’envoyer un texte à un éditeur

Bien que je publie davantage de chroniques que d’articles sur l’écriture, ce blog s’adresse aussi aux écrivains en herbe ou en fleur. Par conséquent, j’initie une nouvelle série d’articles, dans laquelle on parlera justement des maisons d’édition française, grandes ou petites, qui publient de l’imaginaire.

Vous pouvez également vous procurer « Le grimoire galactique des grenouilles » aux Editions Templins de l’imaginaire, un petit ouvrage fort pratique pour qui cherche des éditeurs de l’imaginaire 🙂 (dernière édition en 2015)

Mais avant, quelques conseils généraux. N’hésitez pas à faire part de vos propres conseils 😉

Mes conseils :

  • Veillez à cibler les ME avant d’envoyer vos manuscrits : rien ne sert de courir, il vaut mieux éviter d’envoyer votre récit de dark fantasy à une Me spécialisée dans le Steampunk. Renseignez-vous sur la ligne éditoriale de la ME !
  • Assurez-vous que les soumissions sont ouvertes : la plupart des ME n’acceptent des manuscrits que pendant certaines périodes, le reste du temps, ils ne seront même pas lus. S’ils croulent déjà sur les textes, inutile de les surcharger davantage sur le principe du « sur un malentendu… ».
  • Les éditeurs ont beaucoup de manuscrits à traiter, donc ne vous étonnez pas s’ils mettent plusieurs mois avant de vous répondre… voire s’ils ne vous répondent pas. Inutile de harceler les ME, s’ils veulent publier votre livre, ils vous recontacteront, soyez patients 😉
  • Même s’il est illusoire de vouloir proposer un manuscrit parfait, même si la ME proposera des modifications, soignez votre texte ! A minima, n’envoyez pas un texte truffé de fautes. Question de respect (et puis l’éditeur risque de considérer que si vous n’avez pas pris la peine de vérifier l’orthographe, il y a probablement d’autres soucis…).

Conseils supplémentaires d’Eleyna :

  • Relativiser sur la qualité de son roman, surtout si c’est un premier roman (encore plus si c’est du premier jet). Des fois, quand on vous dit qu’il y a du travail, ne cherchez pas plus loin que ça (genre, ils sont jaloux, ils ne l’ont pas lu…) ; il y a vraiment du travail de réécriture à accomplir. Le fait est que le nombre de manuscrits est croissant, donc l’exigence des éditeurs aussi. A mon avis, il est préférable d’avoir eu au moins une bêta-lecture complète afin d’avoir un avis extérieur qui relèvera les incohérences ou les manques de compréhension (il y en a toujours, même minimes).
  • Ne pas avoir de trop grandes attentes (et surtout, ne pas se rêver comme le prochain fournisseur de best-sellers de Gallimard). Je vois des gens très enthousiastes qui font la sourde oreille quand tu leur expliques le fonctionnement du milieu littéraire. Et qui se retrouvent dépités, voire aigris. La vérité, c’est que l’édition est un monde assez dur, il faut être préparé à l’échec et la déception. Et cela pas que dans l’acceptation d’un manuscrit. Même après, ce n’est pas facile et malheureusement, un roman publié peut ne pas rencontrer son public.
  • Conseils supplémentaires d’Andréa (reformules par moi)

    • Essayez de réfléchir à ce que vous attendez de la publication. Sil est plus facile de rentrer dans une petite ME, vous n’aurez pas forcément beaucoup de visibilité en dehors des initiés, notamment en librairie. Est ce que la me est visible dans des points de vente physiques ? Sur les réseaux ? Est ce qu ils font des salons régulièrement ? Sortent-ils souvent des livres ? (pensez à jeter un oeil aux catalogues).

    Conseil général :

    • Est ce que VOUS, en tant que lecteur, vous iriez acheter un de leurs livres ?

    Pour retrouver la liste des éditeurs : c’est ici 😉

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    5 réflexions sur “Préconisations avant d’envoyer un texte à un éditeur

    1. J’ajouterais :

      – Relativiser sur la qualité de son roman, surtout si c’est un premier roman (encore plus si c’est du premier jet). Des fois, quand on vous dit qu’il y a du travail, ne cherchez pas plus loin que ça (genre, ils sont jaloux, ils ne l’ont pas lu…) ; il y a vraiment du travail de réécriture à accomplir. Le fait est que le nombre de manuscrits est croissant, donc l’exigence des éditeurs aussi. A mon avis, il est préférable d’avoir eu au moins une bêta-lecture complète afin d’avoir un avis extérieur qui relèvera les incohérences ou les manques de compréhension (il y en a toujours, même minimes).

      – Ne pas avoir de trop grandes attentes (et surtout, ne pas se rêver comme le prochain fournisseur de best-sellers de Galimard). Je vois des gens très enthousiastes qui font la sourde oreille quand tu leur expliques le fonctionnement du milieu littéraire. Et qui se retrouvent dépités, voire aigris. La vérité, c’est que l’édition est un monde assez dur, il faut être préparé à l’échec et la déception. Et cela pas que dans l’acceptation d’un manuscrit. Même après, ce n’est pas facile et malheureusement, un roman publié peut ne pas rencontrer son public.

      Bref, en gros, il faut être raisonnable et un minimum pragmatique, à mon sens. L’imaginaire est chose merveilleuse, mais il faut savoir garder les pieds sur terre pour cette partie de l’aventure. 😉

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    2. Pingback: Liste des éditeurs de l’imaginaire | L'Imaginaerum de Symphonie

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