Les Pics Célestes T1 : La pierre d’Aube, Marine Gautier

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La pierre d’Aube est le premier tome du cycle Les Pics Célestes, de l’autrice française Marine Gautier, publié en 2018 par les éditions Alter Real. Le cycle s’inscrit dans la fantasy, mais j’y reviendrai dans la chronique.

Grâce à l’escouade volante des Sphinx, la ville d’Erygia résiste tant bien que mal aux assauts répétés des Amélunes, des créatures mi-hommes mi-spectres. La dévotion de ces patrouilleurs et de leurs griffons force l’admiration de Callie, une jeune serveuse au tempérament bien trempé. Nuit après nuit, elle les observe et rêve secrètement de les rejoindre. Particulièrement lorsqu’Alex, héritier des Fondateurs et futur dirigeant de la cité, fend les airs sur sa majestueuse panthère ailée.

Les combats font rage et, malgré l’énergie déployée par les Sphinx, un soir tout bascule : l’ennemi envahit la cité, forçant les habitants à fuir leur foyer. Au cœur de ce mouvement de panique, Callie parvient à s’échapper in extremis. Déterminée à survivre, elle fera tout pour aider sa ville et se mettre à l’abri du danger.

Pendant son périple, elle devra faire alliance avec Alex, qui cache un énorme secret.

Attention : normalement, j’évite au maximum les spoilers dans mes chroniques. Mais là, ça va être compliqué pour moi de parler d’un certain aspect du roman autrement, donc… je vais révéler le fameux secret de Alex (secret qui est révélé quand même assez vite dans l’intrigue). Si vous ne voulez pas savoir, je vous invite à ne pas lire la partie « intrigue ».

Univers

On est dans un univers d’heroic fantasy relativement classique, mais bien mené et je salue la présence des griffons, trop peu présents en Fantasy, justement.

Sauf que… les griffons sont quasiment absents du livre (on les voit au début, et ensuite, au revoir). De plus, je m’attendais à ce que les griffons soient de vrais personnages, avec une relation similaire à celle décrite dans la Balade de Pern, mais non, ce sont juste des animaux. Ce n’est pas forcément un problème, c’est juste que je m’attendais à autre chose.

Les antagonistes de ce tome sont des créatures anciennement humaines, dans lesquelles a été implanté l’âme d’un mort, ce qui donne un résultat qui se rapproche un peu des zombies. Si le principe est intéressant, je n’ai pas trouvé qu’ils constituaient une menace particulièrement dangereuse -ou du moins, ils ne posent pas suffisamment de problèmes aux personnages pour qu’on s’inquiète de les voir apparaître.

Personnages

On suit principalement Callie, une serveuse qui aspire à l’aventure et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, et Alex, le prince héritier et chef de l’escouade des Sphinx, dont le secret est rapidement révélé. Les deux personnages sont sympathiques, même si je trouve qu’Alex ne fait pas très royal, et est un personnage « normal ». Mais bon, c’est un détail.

En revanche, je trouve les personnages secondaires pas vraiment marquants, aucun n’apparaît suffisamment pour qu’on se préoccupe de lui. Quant aux révélations sur l’identité des traîtres… disons qu’on n’a pas passé assez de temps avec les personnages pour que ça nous fasse quelque chose.

Intrigue

C’est, je pense, mon principal soucis avec ce livre, car l’ambiance générale n’a pas grand chose à voir avec le résumé.

La ville d’Erygia, dans les Pics Célestes, est régulièrement attaquée par des Amélunes (dont je ne révélerai pas la nature), mais elle peut compter sur l’escouade des Sphinx, duos de cavaliers et de griffons, pour la protéger. Évidemment, une nuit, ça ne suffit plus, les Amélunes pénètrent dans la ville et les survivants doivent s’enfuir. Alex, aidée par Callie, va devoir chercher la pierre d’Aube pour sauver la cité.

Il y a deux intrigues dans ce livre : la relation entre Alex et Callie ; et la quête pour retrouver la pierre d’Aube. Sauf que j’ai trouvé que les deux allaient beaucoup, beaucoup trop vite, et que la romance prenait beaucoup de place par rapport à l’aspect quête/aventure.

A peine se sont-elles rencontrées qu’on nous parle déjà de picotements, et elles tombent éperdument amoureuses alors qu’elles n’ont passé que quelques jours ensemble. Si j’ai beaucoup apprécié que l’autrice n’insiste pas sur le fait que les deux protagonistes soient des femmes et traite la romance de façon normale, elle est beaucoup trop rapide pour que je puisse y croire et y adhérer (par exemple, j’ai beaucoup aimé la romance de la Passe-Miroir, parce qu’elle met plusieurs tomes à se construire).

Du côté de la quête, c’est un peu la même chose. Je n’ai pas trouvé que les deux personnages rencontraient de difficultés notables pour trouver et récupérer la fameuse pierre, les Amélunes ne présentent pas un obstacle suffisant et dangereux non plus.

Style

Le récit est raconté à la troisième personne via la focale de Callie, et le style est globalement fluide et agréable.

Bilan

Honnêtement, je suis passée à côté de ce livre, dans le mesure où je ne fais vraisemblablement pas partie du lectorat cible.

Le problème, c’est que la couverture et surtout le résumé, m’ont fait penser qu’il s’agissait d’un roman de fantasy d’aventure, avec des batailles et de l’aventure à dos de griffon, sauf qu’il s’agit principalement de romance. Je suis capable d’apprécier des romances, seulement celle-ci est beaucoup trop rapide et présente pour moi, au détriment de la partie aventure, magie, toussa. Cela étant, si justement vous aimez les romances et les fantasy légères, ce livre pourrait vous plaire 😉

Et ailleurs, qu’en pense-t-on ?

15 réflexions sur “Les Pics Célestes T1 : La pierre d’Aube, Marine Gautier

  1. J’aime ton retour et je comprends que tu sois passée à côté – moi-même, en voyant la couverture, j’ai pensé aventure, fantasy, combats, etc. Mais nullement à romance. Même en lisant le résumé, j’ai plutôt été confortée dans ce sûre laissait présager la couverture. Mais bon, du coup, c’est pas du tout ce que je veux lire ! Merci pour ton retour 🙂

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    • C’est ça. Ce n’est pas pour ça que c’est un mauvais livre (jai regardé, les commentaires sur Amazon ou chez d’autres blogueurs sont plutôt bons), mais bon, ce n’est pas du tout le genre de lectures que j’affectionne, du coup^^ ça aurait été bien que ce soit précisé dans le résumé, en fait : les amateurs de romance risquent de passer à côté, et les amateurs d’épique risquent de ne pas apprécier leur lecture.

      Aimé par 1 personne

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  3. J’aurais eu la même réaction que toi, personnellement. C’est agaçant quand un résumé n’évoque pas clairement le genre du récit et donne une idée incomplète sur ce que l’on s’apprête à lire. C’est d’autant plus dommage qu’on se focalise sur cette déception et qu’on a davantage de difficultés à apprécier le reste (le style, les personnages…). Comme quoi, la porte d’entrée dans un univers est quand même importante pour attirer le bon lectorat.

    Aimé par 1 personne

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