Les Dieux sauvages T2 : Le verrou du fleuve, Lionel Davoust

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Le Verrou du Fleuve est le 2ème tome de la trilogie en 5 volumes (^^) de Lionel Davoust : Les Dieux Sauvages, cycle d‘Heroic Fantasy commencé en 2017 chez Critic. Ce deuxième volume est sorti en 2018.

Le royaume de Rhovelle représente l’ultime rempart contre l’avancée de l’armée démoniaque, mi-chair mi-machine, du dieu Aska. Au sein de la Rhovelle, une ville : Loered, dite le Verrou du Fleuve, qui contrôle l’accès au fleuve sacré Aÿs. Qui contrôle Loered contrôle le fleuve ; qui contrôle le fleuve contrôle la Rhovelle. Mériane, la Messagère du Ciel, a difficilement rassemblé une colonne de ravitaillement à destination de Loered assiégée par les Askalites. Mais une femme, une serfe, une paria, n’a pas voix au chapitre dans un monde d’hommes, fût-elle l’envoyée du grand dieu Wer. Et avant même de défier l’Armée de la Nuit, il lui faudra conquérir le cœur de ses pairs, affrontant d’un même ensemble les préjugés de tout un peuple et les pièges du dieu-démon.

Univers

Et nous voilà de retour en Evanégyre, et plus précisément en Rhovelle. Je n’ai pas grand chose à rajouter par rapport au premier tome, qui avait déjà bien installé le contexte. Ce tome est plus axé « guerre » que le premier. Pas étonnant, puisque l’enjeu de ce tome consistera à protéger un site stratégique. On comprend néanmoins que le passé d’Evanégyre pourrait bien avoir son importance (ce qui m’a donné envie de lire les one-shots de l’univers, du coup).

 

Personnages

 

J’aimais déjà bien Mériane dans le tome 1, mais je trouve qu’elle a bien évolué ici. Elle est plus réfléchie, moins impulsive, davantage consciente que son statut et ses paroles ont désormais des conséquences et qu’elle se doit de faire attention. On la sent d’ailleurs souvent lasse et découragée par l’ampleur de la tâche, mais son dévouement la maintient debout même dans les pires moments. J’aime beaucoup ce personnage, sensible et forte à la fois.

J’aime aussi toujours autant sa relation avec Wer, qui cache décidément bien des choses et qui n’est pas un Dieu uniquement de lumière.  En tout cas, même si on a un affrontement entre deux déités opposées, difficile d’y voir du manichéisme.

Elle est toujours aidée par Léopol, même s’il est davantage en retrait dans ce tome. Il faut dire qu’il se pose pas mal de questions, et toutes n’ont pas l’air très pieuses^^ Même s’il n’appréciait pas tellement Mériane à la base, il est désormais l’un de ses plus fidèles alliés. En parlant d’alliés, Darèn est lui aussi moins présent, même si la fin du tome laisse présager un rôle de plus grande importance. Le prince Erwel prend davantage confiance en lui et commence à agir en « seigneur » malgré son jeune âge, et lui aussi prend conscience de ce que suivre Mériane implique.

Je regrette un peu que Chunsène et Nehyr soient si peu présentes dans ce tome. En revanche, je commence à croire que mes doutes étaient fondés, ce qui n’est pas pour me déplaire^^

 

Intrigue

 

Mériane a enfin été acceptée comme Messagère du Ciel, même si ça grince pas mal des dents du côté de l’Eglise, et que c’est quand même pas mal superficiel du côté des personnages (avec un petit côté  » bon, on te laisse faire parce que le peuple t’aime bien, mais bon, c’est nous qui décide, hein ! ». Aussi, lui faudra-t-il faire ses preuves.

Et ça tombe bien (enfin, si on veut…), puisque les Askalites s’efforcent de prendre la ville de Loered, point stratégique s’il en est : appelée le Verrou du Fleuve, elle constitue en effet un point d’entrée en Rhovelle. Pas le choix, donc, il va falloir tout faire pour le protéger.

Pas beaucoup de politique dans ce tome, ce qui n’est pas pour me déplaire^^ En revanche, on a une ambiance plus sombre, plus épique aussi.

 

Style

 

Je ne sais pas si c’est parce que je me suis habituée, mais j’ai trouvé le style beaucoup plus fluide dans ce tome par rapport au premier. L’ambiance sombre et les scènes de bataille sont très bien retranstrictes, et j’ai eu peur à plusieurs reprises pour certains personnages^^

Par contre, un peu trop d’espaces manquantes entre les mots, du coup je suis plusieurs fois sortie du texte à cause de ça. Si c’est le genre de choses que je « pardonne » assez facilement à une œuvre autoéditée, dans une œuvre publiée dans une maison d’édition, je trouve ça un peu dommage.

 

Bilan

 

Globalement, j’ai préféré ce tome au premier. Plus sombre, plus épique, avec des personnages qui évoluent, qui doutent tout en faisant de leur mieux, des antagonistes efficaces et des « gentils » qui laissent un peu planer la suspicion quant à leurs réelles motivations. Un rythme aussi plus fluide, plus efficace, avec peu de temps morts. Du coup, hâte de lire le tome 3 😀

 

Lu dans le cadre du PIF 2019

Et ailleurs, qu’en pense-t-on ?

 

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5 réflexions sur “Les Dieux sauvages T2 : Le verrou du fleuve, Lionel Davoust

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