Les Arches de Walse, Caroline Duflot

arches

Les Arches de Walse est un one-shot de Science-Fantasy auto-publié par l’autrice française Caroline Duflot, paru en 2019 pour sa seconde édition.

Les éditions du net sont un prestataire de services à destination des auteurs.

Le livre a été auto-édité une première fois en 2017. L’autrice ayant remporté le Grand prix de la Journée du Manuscrit Francophone, le livre est ressorti en 2019 suite à un remaniement à l’aide de l’écrivain Wilfried N’Sondé. Le livre a donc bénéficié d’un travail éditorial. (source).

Univers

L’univers proposé par l’autrice allie les créatures et la magie propres à la fantasy, et des thèmes liés à la SF comme l’écologie ou l’astronef.

Tout d’abord, il m’a fallu longtemps avant d’être sûre que Walse est bien le nom de ce monde, ce n’est pas confirmé tout de suite. Sauf que du coup, j’ai eu l’impression que ce monde était minuscule, principalement à cause de la carte, qui présente « les territoires connus de Walse » mais qui du coup est toute petite.

Le monde de Walse, donc, est en danger : catastrophes naturelles, famines, déforestations… Le soucis… c’est que l’autrice le dit, mais je ne l’ai pas vu dans le livre. Je n’ai pas ressenti de danger, les personnages ne font pas face à des secousses sismiques ou des inondations, ils n’ont pas de problèmes pour trouver à manger… Je pense que je me serais plus intéressée à ce qui se passe si j’avais pu sentir cette planète en danger (le principe du Show don’t tell, donc). J’ai bien compris que les mines qui sont exploitées sans vergogne sont un problème, mais bon…

L’aspect qui est plutôt bien réussi concerne quand même une menace intéressante : les habitants ont une sorte de plafond d’eau au-dessus de leur tête, plafond qui menace de céder, au risque d’engloutir le monde.

Du côté des habitants : principalement des humains et des Moans. Pardon, des Bérellins et des Moans. Alors, ça ne me pose aucun soucis que, dans cet univers, les humains s’appellent des Bérellins. Sauf que, il n’y a aucune raison qu’on nous parle « d’humanoïdes », et pour deux raisons : 1/le terme humain ne semble pas exister, puisqu’il est remplacé par Bérellin, 2/ le  Bérellin n’est pas l’entité intelligente de référence, donc pourquoi ce serait un qualificatif de toute façon ? En effet, les Moans sont des créatures inspirées des oiseaux, intelligentes et au même « rang » que les Bérellins. Bref, il y a pour moi un problème de cohérence interne. Il y a peut être une explication, mais elle n’est a priori pas donnée dans le livre. Alors, ça semble un détail, mais quand ça arrive des les premières pages du livre, ça ne donne pas une bonne impression…

 

Personnages

 

Sur la couverture (par ailleurs très jolie, signé Anna Lakisova, quatre personnages sont représentés. Sauf qu’il n’y a en fait que 3 personnages principaux.

Ainsi, on suit Sérine, une jeune Bérelline, Parelyr, une Moan en fuite, et Gramine, une Entité (qui présente comme une espèce de tigre doté de quelques facultés intéressantes, mais un peu deus ex machina…). Comme je ne me suis pas attachée aux persos, j’aurais bien du mal à vous en dire plus.

Néanmoins, je m’interroge sur la réactions des personnages face à Gramine : lors de leur rencontre, personne ne se pose la question de ce que c’est, une Entité, malgré le côté important de cette appellation.  La question ne sera posée que quelques centaines de pages plus tard. ça ne semble pas grand chose, mais ce genre de détails nuit à la suspension d’incrédulité.

 

Intrigue

 

Le monde de Walse va mal : déforestations, inondations, famines… ses habitants ne l’ont guère épargnée. Et ce n’est pas près de s’arranger, puisque des artefacts étranges sont retrouvés dans les mines exploités par les humains grâce aux Moans…

L’intrigue est relativement classique, pour son côté pré-apocalypse. Néanmoins, son déroulement est sympa.

 

Style

 

Les chapitres sont très courts, et malgré le nombre de pages du romans… je l’ai trouvé beaucoup trop rapide. Beaucoup de dialogues par rapport à la narration (avec des dialogues « fonction » qui font peu naturels), quelques maladresses d’écriture, pas de passages « calmes » qui permettraient d’apprendre à connaître les personnages et l’univers, pas de chapitres « d’ambiance », tout sert au déroulement de l’intrigue. Du coup, je ne me suis pas du tout attachée aux personnages, je ne me suis pas immergée dans l’univers, et donc l’enjeu (la fin du monde) a perdu de sa force.

 

Bilan

J’ai bien conscience que la chronique est globalement négative, j’ai été d’autant plus déçue que j’en attendais beaucoup, rapport au prix et au travail littéraire. Malgré tout, il de bonnes choses dedans, avec des éléments d’univers et des thématiques intéressants. Le principal problème vient à mon avis de la narration, avec trop de maladresses, un récit trop resserré, qui ne nous permet pas  vraiment de rentrer dedans et d’avoir peur pour ce monde et ces personnages.

Et ailleurs, qu’en pense-t-on ?

 

 

 

 

4 réflexions sur “Les Arches de Walse, Caroline Duflot

  1. Désolée, ça n’a rien à voir avec ton avis, mais j’ai besoin de réagir à propos du lien source.
    Tu m’étonnes que dans 300 ans on pensera encore que fantasy=Tolkien si les journalistes le mentionnent à chaque fois que le mot fantasy apparaît sous leurs yeux. « Ce sera l’unique point commun entre les deux œuvres » (le temps passé à écrire) : pourquoi en parler alors (sur trois paragraphes !) ? La communication de nos jours n’a plus aucun sens et donne une image erronée des genres de l’imaginaire (de toute façon, quand la moitié d’un article parle de tout autre chose que du sujet en question, c’est qu’il y a un problème).

    Sinon, ton avis ne m’inspire pas trop (déjà que j’ai un peu de mal à voir où se trouve l’aspect scientifique…). Dommage. :/

    Aimé par 1 personne

  2. Je sais, ça me gonfle aussi. Je me demande si ça ne vient pas de là le cliché « Fantasy = elfes, nains et dragons ». De toute façon, tu évoques Fantasy à quelqu’un, si tu lui parles pas SdA il va pas comprendre de quoi tu parles. C’est un peu le serpent qui se mord la queue : on parle de Tolkien pour que les gens fassent le lien, mais comme on ne parle de rien d’autre, la Fantasy est réduite à ça…

    Pour le livre… je pense qu’il aurait pu être vraiment sympa, mais la narration fait que…

    Aimé par 1 personne

  3. Pingback: Index : Oeuvres francophones | L'Imaginaerum de Symphonie

  4. Pingback: [Challenge] Bilan 2019 Challenge Littérature de l’Imaginaire | L'Imaginaerum de Symphonie

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s