Les annales du Disque-Monde T14 : Nobliaux et sorcières (Sorcières T4), Terry Pratchett

 

Nobliaux et sorcières est le 14e volume des Annales du Disque-Monde de l’auteur britannique Terry Pratchett, et le 4e tome du cycle des sorcières. Il a été publié en VO en 1993, et en 2000 chez les éditions Atalante, puis en 2003 chez Pocket.

Au cœur des monts du Bélier, en écarquillant les yeux, on peut repérer le royaume de Lancre, qui est encore plus petit qu’une panoplie de nudiste. En y regardant de plus près, on reconnaît trois sorcières qui reviennent de voyage. L’une d’elles, Magrat, va épouser le roi Vérence. Les noces sont pour bientôt. Tout s’annonce comme le songe souriant d’une tiède nuit d’été. Pourtant il y a des imprudents qui, par maladresse, préparent le retour des Seigneurs. Des Nobliaux. Des Lumineux. Oh! Les elfes sont beaux, et même gueulamour. Ils prennent tout. Et en échange, ils offrent la peur. Alors les trois sorcières sont à la peine, et elles ne sont pas les seules. Nous avons réuni pour vous une affiche exceptionnelle: l’archichancelier Mustrum Ridculle, excusez du peu; le bibliothécaire de l’Université – quand vous refermerez ce livre, son « Oook! » résonnera encore à vos oreilles, et le deuxième plus grand amant du monde, Giama Casanabo – frissonnez, Mesdames!

Prérequis

 

Il est préférable d’avoir lu les autres tomes du cycle des sorcières. Quelques personnages du cycle de Rincevent sont également de la partie.

 

Thèmes abordés

 

Le pouvoir de l’esprit, la tradition, les croyances/le folklore, le consentement/le libre arbitre, la confiance en soi, les jeunes vs les « anciens », Shakespeare (le livre parodie quelque peu « Songes d’une nuit d’été »)

 

Mon avis

 

Les elfes sont l’une des figures classiques de la Fantasy : quand on parle d’elfes, beaucoup de personnes s’imagineront de grandes et belles personnes aux oreilles pointues et à la voix pleine de sagesse. Les elfes de Tolkien sont beaux mais… ils considèrent un peu les humains de la même façon considèrerait une souris. Le rongeur pourra éventuellement prendre quelques secondes pour admirer sa beauté et son élégance, mais cela lui serait sûrement fatal. Ben là, c’est pareil. Les elfes de Pratchett sont beaux, mais là s’arrête leur ressemblance avec les elfes de Tolkien.

Heureusement, les elfes vivent dans une autre dimension et le monde est protégé d’une barrière infranchissable. Seulement, ils sont aussi rusés et savent parfaitement comment manipuler leur prochain…

Aussi, quand Mémé Ciredutemps, Nounou Ogg, et Magrat reviennent de leur voyage (cf tome 3), deux mauvaises surprises les attendent. La première, c’est que Magrat est censée se marier avec le roi. Bon d’accord, elle l’aime, il l’aime… mais elle aurait quand même apprécié pouvoir dire un mot sur la question. La deuxième, c’est que des jeunes sorcières en herbe, naïves, sûres d’elles et influençables, ont fragilisé la barrière qui retenait les Nobliaux. Seulement, peu se souviennent que les Nobliaux n’ont rien de nobles, et qu’ils n’attendaient qu’une occasion pour déferler sur le monde afin de s’y amuser, de la même façon qu’un chat s’amuse l’été à arracher les pattes des sauterelles.

Ce tome est l’un de mes préférés du cycle, et ce pour plusieurs raisons. Déjà, on en apprend beaucoup sur le passé de Mémé, et j’ai un faible particulier pour les elfes version Pratchett.

Ensuite et surtout, pour la thématique autour de l’esprit. L’évolution de Magrat. Magrat est la plus jeune des 3 sorcières. Naïve, gentille, mais manquant cruellement de confiance en elle et de répondant. Mais ici, elle va finalement réussir à cesser de rentrer dans le moule que les autres veulent pour elle, pour devenir quelqu’un qui lui correspond davantage, ce qui lui permet du même coup de s’affirmer. Ensuite, Mémé montre réellement pourquoi elle est la plus puissante des sorcières. Elle ne l’est pas parce qu’elle est puissante magiquement, mais parce que sa volonté est aussi dure que de l’acier trempé. Ce qui lui cause parfois préjudice, mais c’est son esprit – son intelligence, son bon sens et sa volonté – qui lui permet de s’en sortir, pas la magie.

 

2 réflexions sur “Les annales du Disque-Monde T14 : Nobliaux et sorcières (Sorcières T4), Terry Pratchett

  1. Pingback: Littérature de l’Imaginaire – Bilan 1er trimestre – Ma Lecturothèque

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