Isulka la Mageresse Tome 1 : La Pierre d’Isis, Morgane Stankiewiez (Dorian Lake)

isulka

La Pierre d’Isis est le premier tome d’un diptyque de Gaslamp Fantasy, par l’autrice française Morgane Stankiewiez (sous le pseudo de Dorian Lake). Ce roman est publié depuis 2018 aux éditions Noir d’Absinthe, après une première publication chez Lune Ecarlate en 2016.

Isulka est une mageresse marginale, un peu vénale, mais surtout très endettée, vivotant en donnant des spectacles de magie dans des cabarets parisiens. Scipione est un spadassin vénitien comme on n’en fait plus, un reliquat du passé exilé de la Sérénissime, trahi par ses pairs et en quête de Vendetta.
Recrutés par un employeur anglais pour subtiliser une bague de rubis, la mission se révèle sous un tout autre jour lorsqu’ils découvrent la valeur du joyau. L’appât du gain les mènera de Paris au Caire, de coups bas en coupe-gorges, dans une course-poursuite avec des espions, des criminels et une inquiétante secte égyptienne…

Mon avis

 

Il y a quelques années, j’aimais beaucoup les séries et films d’aventure centrés autour d’artéfacts (Indiana Jones, Sydney Fox) ou qui tournaient autour de la mythologie égyptienne (La Momie). Et bien que ce roman ait vraiment son identité propre, son intrigue a bien fait vibrer la fibre nostalgie^^ D’autant que je n’ai pas l’impression qu’on voie autant qu’avant ce genre d’univers.

Le roman est assez court, rythmé, et son intrigue s’achève à la fin du roman ( de ce que j’ai compris, le second tome part sur une aventure différente), mais je n’ai pas eu le sentiment de frustration qui me saisit parfois sur des stand-alone. Peut-être parce que l’univers ressemble au nôtre, donc pas besoin de passer du temps à nous le présenter ou à expliquer ses règles. La première partie du roman se déroule dans un Paris de l’ère industriel, et la seconde en Egypte, où les anciens dieux ont encore leurs croyants, et les armes à feu côtoient épées et magie (même si elle semble relativement rare).

L’intrigue n’est pas forcément très originale, mais l’ambiance est très réussie avec un début léger et fun, et une fin de plus en plus tendue, voire des scènes berk et violentes (TW tentatives de viol) sur ses derniers chapitres. Pour les néophytes en mythologie égyptienne, pas de panique, on vous rappelle les éléments qui vous seront nécessaires pour saisir l’intrigue. La magie est impressionnante et particulièrement destructrice, avec des descriptions qui imposeront parfois que vous posiez vos tartines^^ (spéciale dédicace)

Mais le principal point fort de ce roman est pour moi ses personnages, en particulier ses protagonistes. Isulka et Scipione ne sont pas sans casseroles, ils ne brillent pas tellement par leur moralité, pour autant, ce sont loin d’être des enfoirés. Malgré son égoïsme, Isulka se prend de compassion pour la fille de l’antagoniste principal et pour son peuple, et fait preuve d’un sang froid à toute épreuve malgré la situation, tandis que le retors Scipione va devoir mettre ses ressentiments de côté et se révélera au bout du compte plutôt loyal et de bon cœur.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste, j’ai beaucoup aimé Denise, fidèle amie d’Isulka (ce qui ne soit pas être facile, vu les casseroles de la mageresse^^),  Ankhfareh, la fille de l’antagoniste, sans doute plus courageuse qu’elle ne le pense elle-même, et Aslin, garde du corps, qui doit en avoir ras le bol de surveiller les deux anguilles que sont Isulka et Scipione^^  Il y a juste deux points que je n’ai pas trop aimé : le second antagoniste. J’ai trouvé que sa motivation était trop « facile » et redondante. Et la relation Isulka Scipione, dont je trouve le rapprochement trop cheveu sur la soupe.

 

Bilan

Un roman plus sombre qu’il n’y paraît, surtout compte tenu de sa légèreté initiale. Il s’agit surtout d’un roman de divertissement, sans prise de tête, avec une intrigue simple mais fun et des personnages attachants. En ce qui me concerne, il était pile ce que j’avais besoin en ce moment^^

 

Et ailleurs qu’en pense-t-on ? 

 

Printemps de l’imaginaire francophone 2020

20 réflexions sur “Isulka la Mageresse Tome 1 : La Pierre d’Isis, Morgane Stankiewiez (Dorian Lake)

  1. Je l’ai lu il y a quelques jours, j’ai beaucoup aimé. Le côté grand final hyper gore m’a un peu déplu, ça fait un peu tache par rapport au reste du roman. Sinon, l’univers est sympa et les personnages aussi. Ni bons ni trop mauvais ça change 😀 Je lirai le second tome avec plaisir 🙂

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    • Le gore ne me dérange pas vu que j’aime bien l’horreur, mais ça m’a surprise vu le ton léger du début, et surtout ça peut être très gênant pour certaines personnes (des scènes du genre dans de la dark fantasy, pas de soucis, mais voilà).
      Mais pareil, je compte bien lire le 2^^

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      • Moi je n’aime pas trop le gore mais ce qui m’a surtout gêné c’est, comme tu le dis, que ça tranche avec le style du reste du livre. Ca donne un peu l’impression qu’à la fin de son histoire, l’auteure s’est dit « tient, c’est un trop gentillet, on va mettre du saaannnng pour que ça plaise aux gens! ^^

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  2. Techniquement, le livre existe depuis 2016. Je ne savais pas qu’il avait été réédité, surtout gardé sous le nom de Dorian Lake (quand on suit un peu le parcours de vie de l’auteure, on se demande pourquoi elle ne l’a pas réédité sous son nom actuel). Soit, un livre qui traîne dans ma Wish depuis un temps et quand je lis qu’il y a une fin gore, ça m’interpelle tellement qu’il monte dans la liste. Belle chronique !

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    • Pour la date, oui, c’est marqué en préambule ^^ sinon je pense que tu as lu beaucoup plus gore que ça, mais vu le début léger, tu ne t’y attends pas et ça peut tromper des personnes qui n’aiment pas/ne supportent pas le gore ou ce qui se rapporte au viol, et qui pensent que le roman est safe à ce niveau. C’est surtout pour ces personnes que je préfère le signaler (donc ne le lis pas non plus en t’attendant à du clive barker 😉 ^^)

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