Dominix Kemp T2 : Similis, Mélanie Dufresne

Similis

Similis est le 2e tome de la trilogie de thriller-space opéra Dominix Kemp (Tome 1 ; Préquelle 1). Ce roman écrit par l’autrice québécoise Mélanie Dufresne a été auto-édité en 2020 .

Note : Je remercie l’autrice de m’avoir fait confiance et de m’avoir proposé ce SP 🙂 Je l’ai donc lu et chroniqué avant sa sortie au public, prévue le 19 mai 2020.

Qu’est-ce qui est plus important? La vengeance ou la justice?

Dominix Kemp, transporteur, a dû changer de territoire en raison de conflits politiques dans le Bras d’Orion. Comme il doit rebâtir sa clientèle, son rendement doit être parfait.

Son pire cauchemar se réalise lorsque sa cargaison est volée par une bande de Hubots sans scrupules. Puis que son vaisseau s’écrase sur une planète sauvage. Dom doit se relever de ce coup dur pour remonter la trace des Hubots et déjouer un autre corpo mégalomane. Il est prêt à tout pour récupérer ses caisses et faire payer les coupables.

Mais ceux qui pourraient lui indiquer l’emplacement de ce qu’il cherche sont des victimes tout comme lui. Dom pourra-t-il fermer les yeux sur cette injustice, si c’est le prix à payer pour sauver sa réputation?

De quoi ça parle ?

 

Suite aux événements du tome 1, Dominix Kemp doit se refaire une réputation et une trésorerie. Il accepte donc de livrer une cargaison dont il ignore le contenu. Problème : plusieurs autres vaisseaux transportent une cargaison similaire, et tous se font dérober leur précieux chargement. Seul Dominix peut donc désormais assurer la livraison… jusqu’à ce qu’il se fasse lui-même voler par des Hubots, des humains ayant reçu des greffes mécaniques.

 

Mon avis

Similis est dans la continuité de Gemellus, on est davantage sur une sorte de thriller avec une toile de fond Space-Opera qu’un roman de Science-Fiction pur et dur. Comme pour le 1er tome, c’est à la fois un avantage et un inconvénient : c’est une porte d’entrée intéressante pour une personne non habituée à la SF, qui pourra y glisser en douceur, mais un aficionado risquera de ne pas y trouver son compte.

Il y a bien ceci dit quelques thèmes propres à la SF. On effleure le trans-humanisme avec les Hubots, mais le traitement n’est pas réellement approfondi : on ne voit pas réellement ce qui les différencie des humains normaux, et du coup j’ai eu du mal à comprendre avec ce tome la haine que le personnage principal et la société éprouvent pour eux en général, d’autant que Dominix change d’avis finalement assez vite. Quant aux pouvoirs psychiques introduits dans le tome 1, ils m’ont un peu fait l’effet d’un deus ex machina.

Comme pour le premier tome, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, en raison de leur distance avec le lecteur. La narration est très factuelle, on ne perd pas de temps avec les émotions, les pensées  ou les doutes des personnages, ce qui me les fait paraître un peu « froids ». Ce qui est un peu paradoxal vu qu’on est toujours sur une focale interne en « je ». Mais là encore, ça peut être un point fort pour les lecteurs qui ne sont pas portés sur l’introspection des personnages 🙂

Mais le vrai bémol que j’ai eu par rapport au tome 1, c’est l’enjeu. J’avais trouvé le 1er tome sympathique bien que je ne sois pas forcément la cible, mais j’ai eu du mal à entrer dans le tome 2, l’enjeu manquait d’impact pour moi. Dans le tome 1, Dominix devait sauver sa sœur, dans le 2, il doit livrer une cargaison pour se refaire. Heureusement, la deuxième partie a été plus intéressante pour moi, puisqu’elle introduit justement certains thèmes (la discrimination des Hubots, notamment).

L’écriture en elle-même est toujours aussi agréable, avec une relecture soignée.

 

Bilan

 

Même si ma chronique est plutôt mitigée, c’est surtout parce que je ne fais pas partie du lectorat cible. S’il est un peu « léger » pour moi (comme l’était le tome 1), je le trouve intéressant pour un lecteur qui souhaiterait découvrir la SF mais qui aurait peur de crouler sous des termes et des concepts complexes.

 

Et ailleurs, qu’en pense-t-on ? 

 

 

2 réflexions sur “Dominix Kemp T2 : Similis, Mélanie Dufresne

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