Isulka la Mageresse T2 : La vieille alliance, Morgane Stankiewiez

isulka

La Vieille Alliance est le tome 2 du cycle de Gaslamp Fantasy Isulka La Mageresse (tome 1), de l’autrice française Morgane Stankiewiez. Ce roman est paru en 2018 aux éditions Noir d’Absinthe, sous le pseudonyme de Dorian Lake.

Au nom de la Vieille Alliance, qui unit la France et l’Écosse depuis l’époque de William Wallace et Robert the Bruce, Isulka, mageresse de cabaret, et Scipione, spadassin vénitien, sont appelés au cœur des Highlands pour lutter contre une ancienne malédiction…

De quoi ça parle ?

Suite aux événements du tome 1, Isulka n’est plus vraiment la jeune femme insouciante et égoïste qu’elle était. Elle est plus sensible aux injustices, et est en proie au doute, d’autant qu’il est désormais inenvisageable de trouver réconfort dans les bras d’un homme. Ce n’est donc pas étonnant qu’elle accepte de venir en aide à Deirdre, une Ecossaise dont la famille est en proie a une vieille malédiction.

 

Mon avis

 

L’intrigue de ce second tome prend place environ 1 an après le tome 1. On y retrouve une Isulka bien atteinte par ce qu’elle a subi, et du coup l’atmosphère est beaucoup moins légère, malgré les quelques moments humoristiques qui viennent de temps en temps l’alléger. Isulka devient ainsi un personnage beaucoup plus intéressant et nuancé, qui cherche sa place, loin de la femme frivole et adepte du jeu que l’on connaissait. Par contre, en comparaison, Scipione devient bien fade. Il semble lui aussi moins égoiste, notamment grâce à son affection un peu ambiguë pour Isulka, on voit qu’il n’a pas subi les mêmes choses. C’est à la fois intéressant pour le contraste, mais c’est en même temps un peu dommage pour le personnage (surtout que, franchement, il ne sert pas à grand chose dans ce tome. Il n’aurait pas été là que ça n’aurait pas changé grand chose).

Mais si Scipione perd un peu, on y gagne deux autres personnages féminins très chouettes. Pour commencer, Deirdré, une Ecossaise dont je ne vais pas pouvoir parler sans spoiler, donc tant pis. Ensuite (et surtout), Dresilla.

Dresilla est un peu le pendant obscur d’Isulka. Elle est sûre d’elle, tantôt cruelle, tantôt sensuelle et compatissante, sûre de sa féminité et de la force qui en résulte… Ce qui est d’autant plus intéressant qu’elle est née homme (note : j’utilise cette expression sciemment par rapport à son histoire dans le roman, même si finalement elle a complètement embrassé son genre (je ne peux pas en dire plus sans spoiler). Mais il convient de parler de genre assigné à la naissance). Le personnage est déjà très intéressant en elle-même, mais elle offre des scènes et des thématiques encore plus fortes de par sa relation avec Isulka… et un certain parallèle avec le parcours de l’autrice.

Les personnages sont donc le point le plus fort de ce second roman. J’ai bien aimé aussi l’idée d’explorer des mythes différents d’un tome à l’autre, il y aurait presque de quoi démarrer une saga d’exploration autour du monde :3 (avec des caméo bien sympa dans ce tome^^)

L’intrigue offre assez peu de surprises, on comprend assez rapidement qu’il y a un truc qui cloche, mais elle reste sympathique. J’ai en revanche trouvé la fin assez abrupte, comme s’il manquait quelques pages, mais je pense qu’il doit y avoir une suite de prévue. Pour finir, la plume de l’autrice se prête parfaitement à ce récit presque intimiste.

 

Bilan

 

J’avais déjà bien apprécié le premier tome, et j’ai trouvé celui-ci un bon cran au-dessus, alors que je suis plus attirée par la mythologie égyptienne que par la mythologie celtique. Les personnages subissent le contrecoup du tome 1, gagnant une psychologie plus profonde, tandis que l’intrigue y gagne en complexité et en thématiques. Plus qu’à attendre le tome 3, si tome 3 il y a  ^^

 

Et ailleurs, qu’en pense-t-on ? 

 

6 réflexions sur “Isulka la Mageresse T2 : La vieille alliance, Morgane Stankiewiez

  1. Pingback: Danse avec les lutins, Catherine Dufour | L'Imaginaerum de Symphonie

  2. Pingback: Index : Représentation de la diversité en SFFF | L'Imaginaerum de Symphonie

  3. Pingback: Printemps de l’imaginaire francophone 2020 : Bilan | L'Imaginaerum de Symphonie

  4. Pingback: Index : Oeuvres francophones | L'Imaginaerum de Symphonie

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s