Brèves symphoniques #2 – spéciale Collection Gore

gore3

 

Si la Fantasy est mon genre de prédilection, j’apprécie beaucoup de lire ou de regarder de l’horreur, même si c’est presque uniquement par période (en dehors de ces périodes, ça ne m’intéresse pas, et quand je suis dedans j’ai du mal à lire autre chose…). Et donc pendant le confinement, j’ai profité d’une de ces périodes pour découvrir la collection collection spécialisée Gore comptant 118 romans parus entre 1985 et 1990.  Parution chez Fleuve Noir  jusqu’au numéro 104 puis par Vaugirard du 105 au 118.  La collection se caractérise par du gore, du trash, et souvent du sexe dans ceux que j’ai lus. 

Vous vous en doutez, on va parler de trucs un peu dégueu (sans parler des couvertures), donc si c’est pas votre truc, je suggère de ne pas vous infliger la lecture de cet article ^^ Par ailleurs, on ne va pas se mentir, mais si vous vous aventurez dans cette collection, oubliez toute notion de personnages complexes et non clichés, de respect des femmes et tout ça…

 

Les « nope »

Soit je n’ai pas réussi à les finir, soit je n’ai pas aimé

 

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Des vers qui mangent les gens.

Je crois que je n’ai pas dépassé la page 20. Trop semblable à un autre roman de la liste, avec un personnage pas crédible 2 secondes (un ver lui bouffe le doigt, et il a pas le réflexe d’essayer de l’enlever…)

 

 

 

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Deux touristes dans un château qui fait peur. 

J’ai été jusqu’au bout mais piou… Il est pas très intéressant, pas effrayant, pas drôle, pas gore… pas fun quoi.

 

 

 

Les « rigolo »

 

Rigolos genre nanars, des livres tellement WTF qu’ils en deviennent drôles.

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Le principe : des limaces qui mangent les gens et qui véhiculent un genre de virus. 

… Rien que l’idée, ça se pose-là, hein ? N’empêche qu’il est pas si mal, les limages en elles-mêmes, bon, bof, mais l’espèce de maladie qu’elles véhiculent est plutôt « intéressante ».  Le livre ne fait pas peur un seul instant, mais la fin dans les égouts est relativement oppressante et il y a quand même une ou deux scènes efficaces.

Les pas mal

 

Quelques défauts inhérents au genre, mais ça se lit.

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Un train dont la destination est… la mort. 

Il y a des longueurs et des passages un peu mous, ce qui explique pourquoi il n’est pas dans la catégorie des chouettes. Une histoire de vampires plutôt bien fichue, avec des passages angoissants, surtout au début quand le protagoniste arrive dans cette étrange ville que dessert le train. Les scènes gores sont plutôt efficaces, et j’ai bien aimé cette intrigue de gens qui tentent comme ils peuvent de survivre, tout ça pour avoir pris le mauvais train.

 

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Des « artistes » dont la toile est le corps humain. 

 

C’est dommage que la narration ne soit pas plus subtile (je crois que c’est le plus dégueu et malsain dans ceux que j’ai lus…), parce que l’idée était plutôt intéressante (elle est toutefois mieux traitée dans un des romans de Franck Thilliez, mais je ne vous dirai pas lequel pour ne pas spoiler :3). La fin est un peu trop facile et décevante.

Les plutôt chouettes

 

Ceux que j’ai bien aimé

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Une maison qui est vivante et qui a très faim après sa sieste. 

On retrouve évidemment les défauts des autres livres de la collection, à savoir un style pas forcément folichon et une psychologie de personnages limitée, mais franchement, j’ai pas mal apprécié celui-ci. Déjà pas de scènes de sexe dans celui-ci (même si on a une tentative de viol…), et les scènes d’angoisse sont pas mal gérées, surtout qu’elles touchent à un environnement familier : la maison.  Une maison organique, vivante, et qui comme tout organisme vivant, a besoin de se nourrir.

 

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Des… gens en symbiose avec des vers voraces. 

L’intrigue de celui-ci est un peu plus complexe, avec une explication finale à la fois sympathique et originale. Il y a aussi une certaine recherche au niveau des personnages, avec ces… êtres qui ressemblent à des humains, et dont la nature initiale finit par se modifier à force de se faire passer pour des humains et d’en côtoyer, tout en ne pouvant réellement se soustraire à leur nature. A l’inverse, la protagoniste elle-même perd en quelque sorte son humanité pour pouvoir rester avec son amant grouillant (ça sonne dégueu ? ça l’est…).

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Une réflexion sur “Brèves symphoniques #2 – spéciale Collection Gore

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