Brèves symphoniques #4 – Horreur Netflix (2)

Comme la dernière fois, un petit tour d’horizon de quelques films d’horreur que j’ai regardé sur Netflix pendant que d’autres regardaient des films de Noël 🙂 On va donc parler des films : Kadaver, Urban Legend, Little Evil, la Crypte.

Kadaver

Octobre 2020

Film norvégien de Jarand Breian Herdal

Horreur post-apo

Bande annonce

Compte tenu du titre et du pitch (en pleine famine, des gens sont invités dans un théâtre pour profiter d’un spectacle et d’un bon repas), je m’attendais à un film gore, et en fait, pas du tout. Il y a bien quelques meurtres sanglants et scènes dégueu, mais le film reste assez soft, préférant tabler sur son ambiance inquiétante et sa superbe imagerie (les décors dans le château sont vraiment beaux).

Le film est tout sauf parfait, notamment sur son scénario, mais je l’ai bien apprécié pour son ambiance et son esthétisme. MAIS. Même si le vrai but de ce « spectacle » n’est révélé qu’au cours du film, normalement vous devriez très vite le deviner, ce film n’offre donc pas vraiment de surprises. De plus, il y a 2 éléments du scénario (au moins) que j’ai trouvé particulièrement incohérents.

Pourquoi un personnage « des tunnels » était-il aussi un acteur, alors qu’a priori les 2 groupes ne se côtoient pas ? Comment les acteurs de ce spectacle aient pu ignorer une seule seconde le véritable objectif de cette mascarade ? Parce que bon, ils croyaient qu’ils volaient juste des bijoux pour les revendre, mais 1/quels bijoux puisque vous attirez globalement des personnes en plein désespoir qui n’ont plus rien ? 2/vous vous êtes jamais posé la question de ce qu’ils deviennent ? 3/ vous vous êtes jamais demandé pourquoi vous aviez autant de viande à disposition ?

J’ai cependant bien aimé la toute fin, même si je ne suis pas tout à fait certaine de comment l’interpréter.

Urban Legend

1999

Film américain de Jamie Blanks

Horreur Slasher

Bande annonce

J’avais une quinzaine d’années quand le film est sorti, et donc quand je l’ai vu. Et j’en avais gardé l’impression d’un film sympa, même si la seule scène dont je me rappelais était celle du micro-ondes. Donc quand il est sorti sur Netlix, j’étais assez contente de pouvoir le revoir. Pour les personnes qui ne connaissent pas, il s’agit d’un slasher avec un tueur qui s’inspire de légendes urbaines pour accomplir ses meurtres.

Bon, j’espère qu’à 15 ans j’avais regardé le film en diagonales, hein. Déjà, le rythme est très lent et les meurtres sont mous. Les fausses pistes sont pas trop mal, mais la plus intéressante arrive trop loin de la fin pour être crédible, et à partir du moment où on a déjà vu quelques films d’horreur, les ficelles se voient d’assez loin. Mais surtout, il y a 1 gros problème : son tueur. Pour commencer, le jeu d’acteur. Globalement, les acteurs sont corrects le long du film, mais une fois que l’identité du tueur est révélée, c’est n’importe quoi. C’était vraiment obligé d’avoir un jeu aussi caricatural ? Le pire reste quand même ses motivations. Car dès que le tueur explique pourquoi il a tué autant de monde… l’intrigue s’effondre sur elle-même. La plupart des meurtres deviennent soit gratuits car sans intérêt pour le « plan »… soit carrément incohérent pour l’un d’entre eux.

Pour finir sur une bonne note quand même, le pitit twist des dernières secondes est plutôt rigolo, même s’il pas hyper crédible.

Little Evil

1er septembre 2017

Film américain de  Eli Craig

Comédie horrifique

Bande annonce

J’avais vraiment envie d’aimer ce film, parce que je trouvais l’idée de base franchement sympa, avec un protagoniste persuadé que le fils de sa nouvelle épouse est l’incarnation du mal.

Sauf que. Pour commencer, l’humour est assez lourd, et aucune scène ne m’a vraiment amusée ((le seul humour que j’ai apprécié, ce sont toutes les références à des films d’horreur). Certaines m’ont même davantage mortifiée qu’autre chose. Inclure de la diversité avec un personnage gros et trans (?) et un personnage de petite taille… pour en faire des comic reliefs assez forcés, c’est pas la peine, hein. Aussi, la mère du petit diable est montrée comme une femme naïve voire stupide, et lors d’une scène, elle raconte la façon dont a été conçue son fils. A quel moment raconter un viol organisé comme quelque chose de « comique » ça a été considéré comme une bonne idée, sérieusement ?

Et c’est vraiment dommage, parce que certaines scènes fonctionnent, il y a même tout un segment qui se révèle émouvant. Alors voilà, j’ai peut être pas d’humour, mais là, c’est non.

La crypte

2006

Film américain de Bruce Hunt

Action avec bestioles

Bande annonce

Alors, déjà, premier truc… une crypte ? Ou ça une crypte ? C’est juste un réseau de tunnels en partie immergés, d’où les personnes qui ont traduit le film ont vu une crypte ?

Honnêtement, le film est passable. Pas extraordinaire, mais il se regarde. Mais il m’a beaucoup déçue, parce qu’il avait du bon potentiel et je trouve que ça n’a pas été exploité. Avant de détailler cet aspect, le rythme est globalement assez mou, les ficelles se voient d’assez loin, et les acteurs semblent pas hyper investis. Les effets spéciaux ont vieilli mais sont pas mauvais, et j’aime bien le design des créatures. Par contre, les scènes de tension sont illisibles tellement la caméra se croit obligée de bouger tout le temps. C’est réellement vite très chiant.

Et du coup, niveau potentiel, l’idée de base aurait pu donner un genre d’hybride entre The Descent et The Thing : on a des gens coincés dans des tunnels, avec des créatures très adaptées à l’obscurité qui les prennent en chasse, et on a des parasites capables de modifier ce qu’ils parasitent, mais en attendant la transformation, n’importe qui est susceptible d’être contaminé et donc d’être dangereux pour ses anciens amis/collègues. Ca envoie du pâté, non ?

Sauf que. Du coté « The Descent » : aucune tension claustrophobe puisque les persos évoluent dans de grandes cavernes. Ils ne souffrent pas du froid alors que les tunnels sont en partie immergés, personne ne se choppe d’infection ou ne se blesse gravement, pas de tunnels étroits, même pas de vraie obscurité, et les bestioles sont assez peu discrètes et trop visibles pour qu’on en ait peur. Du côté « The Thing » : pas de tension là non plus puisque le spectateur comme les personnages comprennent très, très vite qui est infecté, et que l’infecté gagne un bonus en ouïe et en détection de pièges mais sans devenir un quelconque danger pour les autres. Y’a même pas de paranoïa ou de vraie méfiance dans le groupe !

Bref, ça aurait pu être très sympa, mais… non.

N’écoute pas

27 novembre 2020

Film espagnol de Ángel Gomez

Fantastique Horreur

Bande annonce

Après quatre déceptions, on va quand même finir par un film que j’ai apprécié^^ (ouais, je commençais à désespérer un peu, j’avoue).

Sur le principe, on a une intrigue et un univers très classiques : une famille qui emménage dans une grande maison dans laquelle se sont déroulés des trucs pas glop, des évènements surnaturels, un gamin que personne ne croit, des experts du paranormal, toussa. Je ne vais pas vous en dire plus pour ne pas spoiler.

Mais il est quand même sympa, avec une ambiance assez flippouille par moments, le film n’est pas tendre avec ses personnages mais n’a quasiment pas de jump-scares, et franchement, j’étais tellement prise dedans que je n’avais pas vu venir la révélation de fin (mais je pense qu’elle est largement devinable). Ce n’est, de plus, pas simplement une histoire de maison hantée, mais aussi une histoire de deuil (à propos, je vous conseille de ne pas vous renseigner sur le film, pas même de lire le résumé). Pour finir, les acteurs sont plutôt convaincants.

N’arrêtez pas le film trop tôt, il y a une scène post-générique.

Par contre, quelques warnings qui ne spoilent pas : suicides et tentatives de suicides, morts violentes, chats morts (au passage, je n’ai pas compris comment cette scène était possible), scène de torture (en grande partie suggérée)

.

Publicité

Une réflexion sur “Brèves symphoniques #4 – Horreur Netflix (2)

  1. Pingback: Index : Films et séries | L'Imaginaerum de Symphonie

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s