La Belgariade T1 : Le pion blanc des présages, David et Leigh Eddings

Tome 1 : Le pion blanc des présages

Auteur : David et Leigh Eddings, Américains

High Fantasy, Tome 1/5 du 1er cycle (La Belgariade), tome 1/14 du cycle Les Grandes Guerres des Dieux

Publication originale : 1982

1ère publication française : 1990, Editions Pocket, Traduction par Dominique Haas

Aussi Edité chez France Loisirs

La Belgariade est ressortie en 2 intégrales à partir de 2018 chez Pocket

Illustration de la présente édition (France Loisirs) : Didier GRAFFET (Pourquoi celle-ci ? Ben c’est celle que j’ai)

Note : l’auteur officiel est David Eddings, mais son épouse Leigh a semble-t-il grandement contribué à l’écriture, notamment pour ce qui est des personnages féminins.

     Les dieux créèrent l’homme, et chacun choisit son peuple. Mais Torak, le dieu jaloux, vola l’Orbe d’Aldur, le joyau vivant façonné par l’aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon, châtié, dort toujours d’un long sommeil hanté par la vengeance à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit.     

Pourtant les livres des présages sont formels : Torak va se réveiller. Et justement l’Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses…

De quoi ça parle ?

Garion vit une enfance heureuse mais simple dans une ferme, élevé par sa tante Pol suite au décès de ses parents, et écoutant les histoires de Sire Loup, un vagabond qui vient de temps en temps. Un jour, Sire Loup l’entraîne lui, sa tante, et le forgeron dans une grande aventure, à la suite d’un voleur.

J’ai déjà parlé de la Belgariade ici.

Mon avis

La Belgariade n’est pas le premier cycle de Fantasy que j’ai lu, mais le premier qui m’en a fait comprendre l’intérêt. Avant ça, je pensais que la fantasy était forcément quelque chose de sérieux, voire de carrément pompeux. Alors que ça peut aussi être léger et drôle. C’est un de mes cycles doudous, ces livres que je relis quand je suis fatiguée ou que je n’ai pas le moral. Je les ai relus récemment, donc je me suis dit que j’allais vous en parler plus en détails, mais gardez ça à l’esprit parce que je vais peut-être manquer d’objectivité sur certains points.

En soit, ce premier tome n’est pas très intéressant, on ne va pas se le cacher. Garion se contente de suivre le reste de la troupe sans comprendre ce qu’on cherche ni pourquoi sans y prendre une part réellement active (le lecteur sait, grâce à un prologue qui explique bien trop de choses, mais on en reparle). D’ailleurs, l’aventure met très longtemps à démarrer, on reste un bon tiers du roman à juste suivre l’enfance assez banale de Garion. Cela contribue à nous y attacher et à nous faire comprendre sa personnalité, mais c’pas non plus très passionnant. A propos du prologue, donc , je regrette qu’il explique autant de choses, du coup il n’y a aucun mystère à propos des identités de Garion, de Pol ou de Sire Loup, ou même de ce qu’ils cherchent et pourquoi. Je pense que ça aurait été plus intéressant d’avoir les infos dans l’histoire elle-même.

Alors, pourquoi ça marche quand même ? Principalement grâce aux personnages et à l’atmosphère.

Les personnages, pour commencer, sont tous des stéréotypes (oui, je sais ça part mal, mais attendez). Cela les rend d’office compréhensibles, du coup on s’attache très vite à eux. Leurs interactions sont vraiment très drôles, j’aime toujours autant Silk, le voleur/espion Drasnien, j’adorerais le voir discuter avec Tyrion du Trône de Fer. Et ces stéréotypes permettent aussi explorer (superficiellement, hein, faut pas déconner non plus) quelques thématiques sociétales, pas forcément dans ce premier tome, mais plus loin dans le cycle.

Les personnages féminins sont par ailleurs très chouettes, peut-être grâce à Leigh Eddings. Dans ce premier tome on voit surtout Pol, l’un des meilleurs personnages de la série, une sorcière à la fois très puissante et bienveillante, mais qu’il ne faut pas emmerder, qui adore la couture, les beaux vêtements et la cuisine. On est loin de l’héroïne qui est badass parce que n’ayant aucun « attribut » jugé féminin. C’est une femme, une femme « féminine », mais qui est forte quand même. A noter aussi qu’on a un personnage de roi qui est un excellent cavalier et guerrier… mais qui ne peut pas marcher, et il n’est pas montré comme faible, ou quoi. J’aime aussi le fait que la simplicité et la gentillesse de Durnik, le forgeron, soient considérés de façon très positives, et pas comme des faiblesses là encore.

J’apprécie aussi que les personnages ne soient pas des saints, même si c’est traité de façon superficielle. Plusieurs personnages ont un passif de voleur, voire d’assassin, et dans ce tome, on apprend que l’un des personnages est responsable de viol conjugal, rien que ça (c’est minimisé, mais pas montré comme quelque chose d’anodin non plus. Pour un récit à l’attention des ados, je trouve que c’est déjà un premier pas de dire que ça existe et que c’est pas bien).

Du côté de l’atmosphère, je crois que c’est un des cycles de fantasy les plus feel good que je connaisse. Beaucoup d’humour, les personnages ne semblent jamais réellement inquiets malgré les enjeux, on n’a pas peur pour eux. Et franchement, je trouve ça rafraichissant. Mais on n’est pas non plus dans le monde des bisounours, ça trucide quand même à tour de bras, hein, sans parler des fameuses thématiques, mais globalement il y a une atmosphère assez légère.

Bilan

Il ne se passe pas forcément grand chose dans ce tome, mais on a déjà un bon aperçu de ce que sera le cycle dans son ensemble, entre humour, magie, aventures et super personnages.

Et ailleurs, qu’en pense-t-on ?

Il y en a plein, donc je vous laisse regarder par vous-mêmes, vous n’aurez pas de mal à en trouver^^

4 réflexions sur “La Belgariade T1 : Le pion blanc des présages, David et Leigh Eddings

  1. Pingback: La Belgariade T2 : La Reine des Sortilèges, David et Leigh Eddings | L'Imaginaerum de Symphonie

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