La Belgariade T4 : La Tour des Maléfices, David et Leigh Eddings

Tome 4 : La tour des maléfices

Auteur : David et Leigh Eddings, Américains

High Fantasy, Tome 4/5 du 1er cycle (La Belgariade), tome 4/14 du cycle Les Grandes Guerres des Dieux

Publication originale : 1984

1ère publication française : 1991, Editions Pocket, Traduction par Dominique Haas

Aussi Edité chez France Loisirs

La Belgariade est ressortie en 2 intégrales à partir de 2018 chez Pocket

Illustration de la présente édition (France Loisirs) : Didier GRAFFET (Pourquoi celle-ci ? Ben c’est celle que j’ai)

Tome 1 ; Tome 2 ; Tome 3 ;

   « Et la prophétie suivit son cour. Au coeur du tumulte, on entendit un bruit métallique, comme si une tombe scellée par la rouille venait de s’ouvrir. Garion en fut glacé jusqu’aux os. Arraché à des siècles de sommeil, un cri de rage surgit des ténèbres et réclama du sang. Mais ce n’était pas le pire. C’était la voix de Torak. Le dieu défiguré était de retour ! »

Mon avis

Comme d’habitude, le roman étant en 4 parties, je vais faire une chronique en 4 parties

L’Algarie

On avait déjà effleuré l’Algarie, mais cette fois, on va y rester un peu plus longtemps. Suite aux évènements du tome précédent, Belgarath, le pilier de l’équipe, n’est pas très en forme. Pour tout dire, sa survie et la persistance de ses pouvoirs sont incertaines.

L’intérêt de ce passage, c’est surtout que, Polgara étant occupée, il faut un nouveau dirigeant pour nos compagnons, et Garion est désigné volontaire. Contrairement au lecteur qui aura deviné depuis longtemps la véritable identité de Garion, les personnages secondaires l’ignorent, mais se doutent bien qu’il n’est pas un simple garçon de ferme, et qu’il aura un rôle à jouer avant la fin de cette aventure. Du coup, c’est l’occasion d’avoir une idée si Garion se montrera à la hauteur ou se défilera (bon, il chouine toujours un peu, mais beaucoup moins. Lui aussi se doute depuis un moment qu’il y a anguille sous roche, même s’il ne sait pas trop quoi)

On rencontrera aussi Adara, un personnage secondaire cousine de Garion, qui n’a… pas vraiment d’intérêt, et je trouve que c’est l’un des personnages féminins les moins réussis. Elle avait tout pour être une cavalière badass, mais elle ne se définit que par l’amour qu’elle porte à un autre personnage secondaire. Meh. Le couple Eddings nous avait habitués à mieux.

Riva

Ca y est ! C’est le moment qu’on attendait tous ! Garion entre enfin en possession de son héritage et découvre le rôle qu’on attend de lui. Même si ça n’a rien d’une surprise, je ne vous en dirai pas trop. Je trouve quand même que Garion le prend un peu trop bien, on aurait pu s’attendre à davantage de déni, même si son héritage de magicien a servi de d’exercice d’entraînement en la matière. Garion va du coup prendre une décision capitale qui va entraîner le cycle sur un chemin plus sérieux.

La Drasnie

Pas la partie la plus intéressante du cycle, mais bon, on n’avait pas encore fini notre tour des royaumes du Ponent, et puis pour se rendre au tome 5, il fallait bien passer par là.

Par contre, j’aime décidemment beaucoup la reine Porenn de Drasnie. Le monde de la Belgariade est patriarcal, mais la Drasnie accorde (quasiment) autant de pouvoirs à leur roi qu’à leur reine, de sorte que Porenn se retrouve à la tête des services secrets. (Un exemple pour les autres reines, d’ailleurs, qui sont plus en retrait, mais qui voient aussi en elle un exemple à suivre).

La Reine de Riva

Première partie du cycle sans Garion en point de vue, puisqu’on suit Ce’Nedra. Je crois que c’est la partie du tome que j’aime le plus. J’aime beaucoup Ce’Nedra, déjà, je trouve qu’elle change des héroïnes habituelles : elle a un sale caractère, elle est pourrie gâtée, capricieuse etc… Mais elle n’a pas que des défauts. Pour les personnes qu’elle aime, elle est prête à tout mettre de côté et à déplacer des montagnes.

Ou en l’occurrence, des armées. Ce’Nedra n’est pas censée prendre un rôle actif dans cette guerre contre Torak, en tout cas c’est ce que considèrent les autres monarques, et en particulier les hommes. Ben oui, hors de question qu’une gamine de 16 ans interfère dans ces trucs de bonhommes. Sauf que Ce’Nedra est aussi têtue, et elle n’a aucunement l’intention de servir de plante verte. Il faut une armée pour ces bonhommes ? Eh bien elle leur lèvera la plus grande armée qu’on ait jamais vu.

Heureusement, à côté de pots de fleurs comme Adara ou Arianna, on a aussi des Porenn, des Ce’Nedra et des Polgara (bon, par contre faudra m’expliquer pourquoi elles cassent tout le mobilier chaque fois qu’elles sont en colère).

Bilan

Même s’il y a toujours pas mal d’humour, ce tome prend un tour davantage sérieux : l’heure est grave, l’ennemi s’est réveillé, plus question de folâtrer dans la campagne. L’équipe se divise, on a accès désormais au point de vue de Ce’Nedra, qui accède a un vrai rôle actif dans l’histoire et n’est plus un simple love interest. Quant à Garion, il a grandi et même s’il n’a pas du tout envie de devenir un héros en armure, il embrasse complètement sa destinée. Les ingrédients des tomes précédents sont toujours là, mais cette fois, Garion et Ce’Nedra ne peuvent plus se cacher derrière Belgarath et Polgara.

Et ailleurs, qu’en pense-t-on ?

Vu le nombre de chroniques qu’il existe, vous pouvez aller voir directement sur les sites comme Babelio, Livraddict, Goodreads etc…

Une réflexion sur “La Belgariade T4 : La Tour des Maléfices, David et Leigh Eddings

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