Ring, Kōji Suzuki (Roman et adaptation japonaise)

Ring

Auteur : Kōji Suzuki, Japonais

Fantastique Epouvante Thriller

Sortie VO en 1991

2002, Pochet

2003, Fleuve Noir

2014, Pocket, Intégrale (Ring, Double Hélice, La Boucle)

Traductrice : Annick Laurent 

TW : male gaze, mentions de viols, violences sur personne intersexe

Kazayuki Asakawa déglutit, les yeux rivés sur l’écran de télévision. Au fond de lui-même, il sait que c’est vrai, que ce n’est ni une plaisanterie, ni une menace en l’air.
Il sait que les quatre adolescents, dont sa propre nièce, qui ont regardé ensemble la cassette vidéo avant lui sont morts. Juste au même moment.
S’il veut survivre, il lui faut comprendre d’où vient cette cassette, le sens de ces images énigmatiques et inquiétantes, de cette malédiction absurde.
Et il ne lui reste plus que sept jours. Même moins de sept jours !
Et pas la moindre piste…

Le roman

J’avais lu le roman il y a… une bonne dizaine d’années, quand j’étais en études (piou ! déjà ! on rajeunit pas, hein !), mais je n’en avais pas gardé réellement de souvenirs. Cela faisait un moment que j’avais envie de le relire, donc j’ai saisi l’occasion pour ce mois d’octobre. Et… au terme de ma lecture, je ne savais pas trop si j’avais aimé ou pas. Au final, oui, parce que les aspects qui m’avaient laissé perplexe au début ont du sens. Mais je vais expliquer.

Déjà, le premier point positif : l’enquête. Le roman n’est pas vraiment un roman d’horreur, mais plus une enquête dans laquelle le surnaturel se révèle impliqué. Au début, lecteurs et personnages ne savent rien de cette histoire de cassette, et ont encore moins entendu parler de Sadako, la jeune femme à l’origine de la malédiction. Et même en sachant cette histoire, l’enquête se révèle assez prenante, surtout à cause du sentiment d’urgence liée à la limite des 7 jours.

En revanche, le premier point qui m’avait laissée sceptique au début : les protagonistes. On a d’abord Asakawa, le narrateur, qui nous est d’abord sympathique, puis Ryuji, son meilleur ami, auprès de qui il va chercher de l’aide. Sauf que. Ryuji est absolument détestable. Très cynique et égoïste, et surtout, il affirme et se vante d’avoir violé plusieurs femmes par le passé. Et non seulement Asakawa le sait, mais en plus, il l’a couvert ! Du coup, c’est assez dérangeant de suivre ces deux personnages comme « héros » de l’histoire. Mais je pense que c’est clairement voulu, d’autant que c’est quelque chose qui semble assez fréquent dans l’horreur japonaise : ici, on éprouve davantage de compassion pour l’antagoniste que pour les protagonistes dès lors que nous en apprenons plus sur son histoire, ce qui nous place dans une position un peu particulière, mais qui est autant dérangeante qu’intéressante. Du coup, après lecture, c’est peut-être ce contraste que j’ai préféré dans ce livre.

Par contre, il y a un point qui m’a mise mal à l’aise, et contrairement au point précédent, j’ai franchement du mal avec ça parce que je ne suis pas certaine de comprendre ce que voulait en faire l’auteur. Comme ça n’a pas un impact particulier dans le scénario, je vais le spoiler (surlignez les lignes suivantes pour accéder au spoil).

A un moment de l’histoire, nous apprenons que Sadako est en réalité intersexe (hermaphrodite dans le texte… on va dire qu’à l’époque, ce genre de sujets n’était pas très répandu… bref…). Et le personnage qui le découvre (de façon très violente pour Sadako)… fantasme complètement et part dans des délires presque métaphysiques. Je ne suis pas concernée par le sujet, mais vraiment, je pense qu’un traitement pareil de l’intersexualité, on aurait pu s’en passer…

Adaptation Japonaise

Ringu/Ring

Réalisateur : Hideo Nakata

1998

Disponible en VF sur Amazon Prime

Trailer

C’est peut-être parce que j’avais relu le livre juste avant, mais j’ai trouvé que le film avait pas mal vieilli (en même temps… il date effectivement, et puis je l’ai vu en VF, ça aide pas). Je l’ai trouvé également moins dérangeant et intéressant que le roman. Pour commencer, il y a beaucoup moins de mystère, puisqu’au moment où nous découvrons le film, il y a déjà une légende urbaine qui circule à propos d’une cassette qui entraînerait la mort de celleux qui la regardent. Les personnages comprennent donc assez vite ce qu’il se passe, et l’enquête sur Sadako est également moins prenante. Concernant les personnages… eh bien ce sont des protagonistes lambda (et Azakawa devient une femme, et Ryuji son ex mari). Pas détestables comme ceux du livre, mais pas non plus spécialement attachants. L’histoire de Sadako est aussi un peu édulcorée, même si elle reste le personnage le plus développé.

Par contre, je pense que la plupart d’entre vous connaissent cette scène impliquant une télévision. Cette scène est une trouvaille du film, elle n’existe absolument pas dans le livre. Et quelle scène ! Elle reste malgré tout plutôt impressionnante, et c’est franchement une super idée du film (j’ai presque été déçue qu’elle ne m’ait pas empêchée de dormir. A mon premier visionnage, quand j’avais une douzaine d’années… j’ai eu la trouille des télés pendant une certaine période^^).

Adaptation Américaine

The Ring/Le Cercle

Réalisateur : Gore Verbinski

2002

Trailer

Alors, en vrai, on va pas parler de ce film, parce que je ne l’ai pas revu. Je ne l’ai pas en DVD, et s’il est bien disponible sur Amazon Prime, c’est en version payante. Et vu qu’il ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, pas envie de l’acheter^^ Mais si vous l’avez vu, n’hésitez pas à en parler dans les coms !

Bilan

Même si l’histoire est connue et commence à dater un peu (rien que sur le principe de la cassette vidéo), le premier tome se laisse bien lire, avec quelques points réellement intéressants, spécifiques au livre. L’adaptation (japonaise) est plus dispensable, même si la scène finale est l’une des scènes les plus emblématiques du cinéma d’horreur.

Et ailleurs, qu’en pense-t-on ?

Le livre est assez connu, donc vous trouverez je pense pas mal d’avis sur Babelio, Livraddict etc…

Si vous n’avez pas peur des spoils, je vous conseille cette vidéo de Azz l’Epouvantail qui revient en détails sur l’histoire de Sadako, l’antagoniste du cycle.

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