La Roue du Temps T4 : Un lever de ténèbres, Robert Jordan

Un lever de ténèbres

Tome 4 de La Roue du temps

Auteur : Robert Jordan, Américain

High Fantasy, Tome 4/14 + 1 préquelle

Publication originale : 1992

1ère publication française : 2000 (Rivage), Traduction par Arlette Rosenblum

Présente édition (Poche, Noyelles) : Traduction : Jean Claude Mallé ; Illustration par Didier Graffet et Fabrice Borio

Note : cette série de chroniques se base sur la nouvelle traduction, même si je possède également l’ancienne.

Chroniques : Global 1/2 2/2 ; T1 ; T2 ; T3

Forteresse réputée imprenable depuis des millénaires, la Pierre de Tear est tombée, conquise par Rand al’Thor et un groupe d’Aiels, ces terribles guerriers du désert qui se voilent le visage pour combattre.

Désormais en possession de l’épée mythique Callandor, Rand peut clamer à la face du monde qu’il est le Dragon Réincarné.

Un grand pas en avant, certes, mais vers quelle destinée ? Censé sauver le monde, le jeune homme doit d’abord apprendre à maîtriser le saidin.

Hélas, cette moitié masculine du Pouvoir de l’Unique est une arme à double tranchant. Car elle condamne à la folie et à la mort les hommes à qui elle offre la gloire et la puissance…

Mon avis

Après un tome 3 en demi-teinte dans lequel il ne se passait pas grand-chose, j’avais certaines attentes pour celui-ci. (Pour rappel, j’ai lu la Roue du Temps plusieurs fois, mais ma dernière lecture remontait à pas mal de temps). Et j’avoue qu’en premier lieu, je me suis dit que ce n’était pas encore avec ce tome-ci que j’allais retrouver ce qui m’avait tant plu à l’époque.

Les 200 premières pages sont assez longues. Pas qu’il ne se passe rien, mais certaines péripéties sont un peu répétitives, et on se demande si les personnages vont enfin prendre une décision quant à la suite des évènements. Et… oui ! Les personnes en ont ras la frange de se faire balloter par la Roue. Je spoil un peu le bilan, mais difficile de lâcher le bouquin pendant les 1350 pages suivantes (oui, c’est un des tomes les plus longs du cycle).

Donc, comme je le disais, les personnages en ont marre de fuir, il est temps pour la contre-attaque. Puisqu’il n’est pas possible d’empêcher la Roue de tourner, mieux vaut courir le long de celle-ci plutôt que de se faire broyer par ses rayons. Si tout le monde ou presque s’était rassemblé à Tear à la fin du tome 3, les personnages se dispersent à nouveau, prêts à embrasser leurs responsabilités. Et leur destin.

Groupe Rhuidean

Pour des raisons que je vous laisserai découvrir (et qui sentent un peu trop la ficelle narrative… m’enfin…), le premier groupe décide de se rendre à Rhuidean, au cœur du désert des Aiels. L’occasion d’en découvrir davantage sur ce peuple redouté qui est plus complexe que ce que l’on pouvait croire au début. Cet arc est très intéressant, et entre ce qu’il se passe à Tear et ce qu’il se passe ici, on réalise à quel point Rand est seul malgré son destin héroïque, et à quel point il va être difficile pour lui de rassembler des alliés, alors même qu’une prophétie l’annonce comme sauveur du monde. On le craint, on le pense imposteur, on le manipule à tour de bras. Et même si Rand est décidé à ne plus danser au son des autres, sa position reste extrêmement difficile. C’est d’ailleurs l’un des points qui m’avait fascinée lors de ma première lecture : Rand est le héros, « l’élu », et pourtant…

Groupe Tanchico

Toujours à la recherche des Soeurs Noires, Elayne et Nynaeve vont jusqu’à Tanchico, dans l’espoir de les faire sortir de leur trou. C’est dangereux vu qu’elles n’ont pas d’expérience, mais bon, pas le choix, on ignore qui sont les alliées et les ennemies parmi les Aies Sedai. Et sur place elles font une rencontre… étonnante… enfin, plusieurs, même. De quoi rebattre certaines cartes et annoncer une arme redoutable. On « commence » aussi à voir à quel point ce monde est vaste : les personnages sont d’apparences et de cultures variées (et certaines critiques de la série me font bien marrer). Les personnages grandissent aussi, réalisant à quel point le monde est grand et qu’elles ne doivent pas recueillir leurs connaissances d’une seule source (mais c’est valable aussi pour l’arc de Rhuidean).

Arc Deux-Rivières

Peut-être l’arc le moins intéressant des quatre, surtout parce que son début est très… chiant (désolée, mais j’ai pas d’autre mot). Les personnages se conduisent comme des enfants de trois ans, ça boude, ça chouine, ça fait du chantage… Le monde court vers sa perte, arrêtez de vous chamaillez comme des gamins ! Alors heureusement, eux aussi grandissent (trop vite, même… j’ai trouvé que certains trucs sortaient de nulle part), mais enfin, on peut espérer avoir dépassé le stade gamin pour la suite.

Arc Tour Blanche

Un arc pas forcément palpitant durant une bonne partie… mais ça rend son dénouement encore plus terrible à mon sens. Il est lourd de conséquences, donc je n’en dirai pas plus.

Bilan

Ca y est ! C’est vraiment avec ce tome que je retrouve ce que j’avais tellement aimé dans la Roue du Temps ! On a vraiment envie de connaître la suite, les personnages apprennent, évoluent, prennent leurs responsabilités et décident de devenir vraiment acteurs de l’intrigue. Le roman en lui-même est très cool, mais en plus, il annonce de gros problèmes que les personnages vont devoir gérer dans la suite.

Et ailleurs, qu’en pense-t-on ?

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Une réflexion sur “La Roue du Temps T4 : Un lever de ténèbres, Robert Jordan

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