Neph et Shéa (T1), Aline Wheeler

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La fuite est le premier tome du cycle de high-fantasy Neph et Shéa, écrit par l’autrice belge Aline Wheeler (créatrice du blog Monde Fantasy), et auto-publié en 2017.

Au nord de l’Idalie, Shéa fuit la Tour des Ombres pour sauver sa vie.
Plus loin au sud, Neph fuit La Forteresse pour échapper à un destin guerrier dont il ne veut pas.

Leurs chemins les feront se rencontrer et les mèneront chez Berht, un vieil excentrique ami de la Prime Reine. Celle-ci chargera ce trio improbable d’escorter un curieux émissaire elfe jusqu’à Cérasa, une ville au sud du pays. Mais derrière cette mission officielle, s’en cache une autre, secrète, bien plus importante et plus dangereuse.

 

L’univers

Tell’Andra, le monde imaginé par l’autrice, est assez typique de la High Fantasy, avec ses créatures (adorables dragon-libellules, redoutables loups du destin…), ses elfes, ses nombreux pays et cultures… et ses systèmes de magie.

On a tout d’abord la Guilde de l’Ombre, dont les membres sont capables de manipuler les ombres à leur guise, mais avec des effets différents selon les individus. Une magie qui permet pas mal de possibilités, et pas forcément en terme de combat.

Ensuite, on a les Mages Ame-Esprit, contraints par leur nature même de rechercher l’harmonie en toute circonstance.

On les voit un peu moins dans ce tome, mais on y trouve aussi des élémentalistes, et la musique recèle aussi une certaine magie de soutien.

Ce premier tome ne donne, a priori, qu’un petit aperçu de l’univers (déjà intéressant, surtout en ce qui concerne la manipulation des ombres), et je pense que nous en découvrirons davantage avec les suites, surtout avec la façon dont se termine ce tome.

 

Les personnages

On suit en particulier deux personnages, Neph et Shéa. Le premier est à la fois un guerrier et un barde, tandis que sa comparse appartient à la Guilde de l’Ombre, dont elle est l’héritière et le membre le plus puissant.

Quelques personnages secondaires sortent du lot, notamment Berht, un étrange vieillard adepte du jardinage, ainsi qu’un ambassadeur elfe et son loup géant.

Du côté des antagonistes, la propre famille de Shéa, qui souhaite assassiner cette dernière.

J’avoue ne pas avoir accroché aux deux personnages principaux, trop « parfaits » à mon goût. J’ai en revanche bien apprécié le personnage de Berht, à la fois amusant et intéressant, même si la révélation quant à son identité n’est pas vraiment une surprise. J’ai également bien aimé l’elfe, mélange de (fausse) candeur, de force et d’humour. Par contre, j’ai trouvé que les chevaux acceptaient un peu trop facilement la présence du loup géant.

 

L’intrigue

Neph et Shéa se rencontrent par hasard suite à une altercation dans une taverne, puis ils décident de faire du chemin ensemble (j’avoue ne pas trop avoir compris pourquoi, surtout qu’ils ne semblent pas tellement s’apprécier au début). Sur le chemin, ils tombent sur Berht et ils partent tous les trois en direction de la capitale, car la reine souhaite leur confier une mission.

Ils devront donc conduire l’émissaire elfe jusqu’à sa destination, tout en affrontant la Guilde qui souhaite assassiner Shéa. Des ennuis en perspective.

Cela étant, la fin du tome annonce une quête bien plus importante pour la suite. Pas forcément une surprise non plus, mais ça annonce de l’action et du drame pour les prochains tomes.

 

Le style

Le style est agréable et va droit au but, rythmé entre l’humour, les scènes d’actions et de discussions. Personnellement, j’aurais apprécié un peu plus de descriptions et surtout d’incursions dans la tête des personnages.

 

Bilan

Le roman est rapide à lire, l’univers est intéressant, cohérent, et on a envie d’en découvrir davantage. Si je n’ai pas accroché plus que ça aux personnages principaux, ils restent sympathiques. L’intrigue est assez classique, mais bien menée, et la fin du tome ouvre sur une intrigue plus vaste et plus « grave » quant à l’avenir de cet univers.

J’ai cependant eu un peu de mal à rentrer dans le récit. Les motivations, identités et histoires des personnages ne sont révélés qu’une fois arrivés à la table de la reine, soit après plusieurs chapitres (et dans de longs monologues que j’ai trouvé un peu rébarbatifs). Cependant, si j’ai trouvé le début un peu long, la seconde partie est plus intéressante et rythmée.

En résumé, ce roman me semble tout indiqué pour les personnes qui souhaitent s’initier à la high-fantasy et/ou qui souhaitent passer un bon moment sans crouler sous une montagne de noms, de détails et d’intrigues secondaires^^

Puisqu’on parle de fins, est-ce que vous préférez que le premier tome ait une vraie fin ou que la fin soit ouverte ? Et dans ce cas, vous préférez que la fin annonce un changement d’intrigue, ou une continuité ? A vos commentaires^^

Lu dans le cadre du PIF 2018.

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5 réflexions sur “Neph et Shéa (T1), Aline Wheeler

  1. C’est vrai que l’univers, et notamment l’usage de la magie, semble intéressant. A voir comment c’est exploité, bien sûr, mais j’imagine que la magie des ombres doit être un point fort. 🙂

    Sinon pour répondre à la question : j’opte pour un premier tome avec intrigue principale terminée, mais avec fin ouverte pour une possible suite. En gros, que l’histoire se suffise à elle-même afin de ne pas frustrer le lecteur, mais laisser des zones d’ombre, voire une question bien en évidence pour suggérer la possibilité de l’explorer dans un prochain tome. Et puis, ça laisse une porte de sortie pour l’auteur/éditeur. Si le premier tome ne fonctionne pas du tout, ce n’est peut-être pas la peine de s’acharner, et les rares lecteurs auront quand même une histoire complète.

    Aimé par 1 personne

  2. Oui, la magie des ombres semble ouvrir pas mal de possibilités.

    Pour les fins, c’est clair qu’un roman avec une intrigue de tome fermée, passe mieux auprès des éditeurs. Moi ce n’est pas vraiment le cas, puisque mes deux premiers tomes n’en font en réalité qu’un seul (mais un tome de 500 000 mots, ça passe moyen XD). Pour ce qui est de la lecture, cela m’importe peu, en fait. Du moment que le tome a une structure logique.

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