50 nuances d’Imaginaire : Réalisme magique

Le Réalisme magique est généralement plus connu comme un style de peinture, que comme une déclinaison de la Fantasy. Déjà parce qu’il est facilement confondu avec le fantastique, et ensuite parce que je n’ai pas l’impression qu’on trouve beaucoup d’oeuvres disponibles dans les librairies. Je n’en ai, d’ailleurs, pas lu beaucoup, mais le peu que j’ai lu m’a vraiment intéressée.

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Peinture de Rob Gonsalves

 

La Fantasy relevant du Réalisme magique semble n’avoir que peu de caractéristiques. Dans le paysage de la fantasy, d’ailleurs, elle est un peu à part, puisqu’elle se déroule dans un univers très proche du nôtre, évoquant des pays, des cultures, des époques… qui existent réellement chez nous, ce qui peut rappeler du fantastique. Le Réalisme magique peut se situer aussi bien dans le passé, que dans un futur plus ou moins proche (dans ce cas là, la Fantasy se mêle à la Science-fiction, anticipation ou post-apo). En bref, c’est en quelque sorte une réécriture de notre monde, mais avec des éléments surnaturels.

Alors, comment le distinguer de l’urban fantasy ou du fantastique ?

Caractéristiques

 

  • Un univers réaliste

Comme je le disais, le Réalisme magique prend place dans un univers similaire au nôtre. L’histoire peut se passer dans un pays ou un continent parfaitement connu, à une époque avérée (le Moyen-Age par exemple, tout simplement), ou non (il se joint alors à de la science-fiction). En fait, l’univers semble assez banal. Et il le serait en effet sans la partie « magique » du nom de ce genre.

 

  • Un surnaturel banalisé

C’est ce point qui le différencie du fantastique. Pour rappel, le fantastique c’est l’irruption d’éléments surnaturels extraordinaires (dans le sens où ils ne sont pas considérés comme « normaux » par les personnages). Le lecteur pourra même douter de l’existence de ces éléments (le personnage ne serait-il pas fou ?).

Dans le Réalisme magique, c’est un peu le contraire. Le surnaturel est banal, considéré comme normal voire habituel par les personnages. Personne n’est étonné quand il se passe quelque chose que NOUS considérerions comme anormal. Un serpent parle ? Ben, oui, évidemment ! On peut rencontrer des esprits en se baladant ? Eh oui, normal ! Ici, l’existence de la « magie » ne surprend pas, ne choque pas (même si elle peut effrayer). Elle est normale. De ce fait, le Réalisme répond à la définition de la Fantasy.

 

  • Un style poétique, voire onirique

Peut-être que ce n’est pas une caractéristique obligatoire, mais du peu que j’ai lu, je trouve qu’il se dégage une ambiance particulière de ces livres, poétique (même si le fond ne l’est pas forcément) qui n’est pas vraiment facile à expliquer (le point qui ne sert à rien, du coup 😉 ).

 

  • Une critique de notre monde

De par sa nature, le Réalisme Magique permet assez facilement de critiquer un ou plusieurs aspects de notre monde. Opposition entre l’industrie et une nature fantasmée, critique de religions, de superstitions, réflexion sur l’identité (au sens large), la place des mythes dans le monde, opposition entre tradition et modernité etc…

 

Si ce genre vous intéresse, vous trouverez une liste non exhaustive d’oeuvres dans un prochain article 😉

 

 

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7 réflexions sur “50 nuances d’Imaginaire : Réalisme magique

  1. Un sous-genre curieux que j’ai du mal à définir. Ce serait intéressant de comprendre ses caractéristiques propres, car comme tu l’as souligné, c’est un sous-genre de la Fantasy : un monde dans lequel les éléments surnaturels sont « normaux ».

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  2. Ça se distingue de l’Urban fantasy par ce côté « normal et banal », du coup ? Je crois avoir compris que dans l’Urban, les éléments surnaturels sont cachés à une partie de la population ou au « commun des mortels ». Ce qui ne serait donc pas le cas dans le Réalisme magique. C’est quand même subtil, comme différence x’)

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    • C’est ça, le réalisme magique est assez proche du fantastique et de l’urban. L’urban se passe dans une ville, le réalisme pas forcément. En général dans l’urban le surnaturel est plus ou moins caché, oui, alors que dans le réalisme tout le monde sait que ça existe, ça fait plus ou moins partie du quotidien. J’ai aussi l’impression que le réalisme utilise surtout de vrais éléments de folklore du pays dans lequel ça se déroule. Il y a un cote critique que l’urban n’a pas, aussi. Mais oui, clairement ce n’est pas le plus évident a identifier. En plus, on n’en trouve pas beaucoup, je n’en ai lu que deux jusqu’ici.

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  3. Il ne me semble pas possible d’évoquer le réalisme magique sans mentionner la littérature sud-américaine du 20e siècle, dans laquelle il a ses racines et son terreau naturel. D’une certaine manière, c’est davantage un mouvement qu’un genre, ce qui explique peut-être qu’il semble difficile à définir quand on omet cette dimension socio-géographique.

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    • Je ne le trouve pas difficile a définir, mais difficile a identifier en raison de sa proximité avec d’autres genres.^^ Sinon, effectivement, comme je n’ai pas lu la littérature sud américaine que tu mentionnes, il me semblait difficile d’en parler, et le but de cette série d’articles est juste de parler des caractéristiques de ces genres^^ (mais si tu as des infos pour que je puisse modifier l’article , je suis preneuse^^ Par exemple, des livres à me conseiller pour que je puisse affiner les caractéristiques ? ).

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  4. Pingback: Index : 50 nuances d’imaginaire | L'Imaginaerum de Symphonie

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