La Maison qui Glissait, Jean-Pierre Andrevon

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La Maison qui glissait est un one-shot de science-fiction horrifique/catastrophe de l’auteur français Jean-Pierre Andrevon, publié en 2010 par les éditions Le Belial, puis en 2012 chez Pocket pour l’édition poche.

« Mon Dieu… c’est la fin du monde. »

Un immense fracas le réveille. Le tonnerre ? Peut-être… Le jour pointe, la chaleur est déjà étouffante dans l’appartement minuscule occupé par Pierre au 13e étage de sa tour de banlieue. Ensommeillé, il entrouvre le rideau de la fenêtre depuis son lit… et demeure pétrifié par le panorama qui se révèle à lui. Un brouillard poisseux bouche l’horizon, c’est à peine s’il distingue la silhouette de la tour des Tilleuls à quelques dizaines de mètres de là. Le brouillard, avec une telle canicule ?…
Ainsi débute le cauchemar pour tous les résidents de cette barre HLM coupée du monde par un mur cotonneux qui semble abriter de terrifiantes créatures, une réclusion forcée qui va contraindre les habitants à s’organiser pour faire face à l’indicible et révéler la vraie nature de chacun.
Car après tout, le pire n’est peut-être pas dans la brume… Et d’ailleurs, d’où vient-elle, cette brume ?

De quoi ça parle ?

 

Alors qu’un épais brouillard l’entoure, les habitants sont prisonniers de leur immeuble. Des événements de plus en plus étranges et effrayants se produisent, et chaque jour apporte son nouveau cauchemar.

 

Mon avis

 

A quoi je m’attendais en lisant ce livre ? Compte tenu du résumé, sans doute quelque chose comme The Mist, de Stephen King, avec son lot de bestioles et ses humains encore pires que lesdites bestioles. Et… il y a de ça, oui. Pas beaucoup, mais un peu… Par contre, je ne m’attendais pas à y trouver des scènes dignes d’un hentai à tentacules. Très sincèrement, ce roman aurait eu sa place dans la collection Gore des éditions Fleuve Noir. Et c’est pas un compliment.

Mais reprenons du début, avec les quelques points positifs.

Ce qui arrive à cette tour et ses habitants est plutôt intriguant, et on ne comprend pas trop ce qu’il se passe tant les manifestations sont variées. Au début, l’ambiance est plutôt fantastique : des habitants qui ont disparu, des morts étranges, des créatures dans la brume. Et chaque jour, une nouvelle tuile qui leur tombe dessus, avec une ambiance de plus en plus science-fictive, tellement on a l’impression de se trouver sur une autre planète. Prises individuellement, elles n’ont rien de vraiment originales, mais l’ensemble est divertissant et intriguant, à défaut d’être effrayant.

Et maintenant, donc, les points négatifs.

Du côté du style, déjà… C’est très, très descriptif, avec un style assez lourd qui ne convient pas à l’aspect divertissant du texte, et un défaut de relecture avec des coquilles qui vont jusqu’à des erreurs de noms. Je n’ai par ailleurs pas compris l’intérêt de nous donner la marque du sirop que boit machin, ou celle de leur café (je les ai pas comptées, mais c’est impressionnant le nombre de marques citées ! Je me suis même demandé si l’auteur n’avait pas été sponsorisé…).

Tous les personnages féminins sont décrits en fonction de la taille de leur seins et leurs moeurs sexuelles, avec une sexualisation vraiment malaisante par moments, et les personnages masculins semblent avoir du mal à faire preuve de retenue (les scènes de masturbation, de descriptions scabreuses et autres sont plus nombreuses que les scènes gore…). Et c’est pas érotique, hein, c’est juste dégueu, avec une scène quasi identique à la scène finale du  film The Society (si vous ne connaissez pas, n’allez pas voir). Du coup, oui, le livre m’a dégoûtée, mais pas à cause de son côté horrifique, finalement assez soft et pas très inventif (d’ailleurs, c’est plus trash que gore).

Pour ce qui est de l’intrigue, c’est très long à démarrer, et je me suis ennuyée pendant presque la moitié du livre, parce qu’il ne se passait au final par grand-chose, et c’est pas très intéressant de suivre des persos sans personnalité et tous plus clichés les uns que les autres (et inclure de la diversité, c’est bien, mais si c’est pour faire de la caricature, c’est pas la peine, sérieux). On ne s’attache à aucun d’entre eux, et on attend juste qu’ils y passent, comme pour n’importe quel film d’horreur pour ados. Il y avait pourtant quelques idées intéressantes pour l’un des protagonistes, mais malheureusement ça n’aura pas suffi. J’ai par ailleurs été très déçue de la fin. Si l’explication du mystère est déjà vue, c’est surtout ce qu’il se passe après… [spoiler] C’est pas exactement ça, mais ça fait le même effet qu’un « Mais ce n’était qu’un rêve » [Fin du Spoil]

 

Bilan

Au final, un peu nauséeuse, mais pas pour les bonnes raisons. Je pensais lire de l’horreur, j’avais pas demandé un porn, je me suis finalement plus amusée avec les romans de la collection Gore alors que leur marque de fabrique c’est Trash, Gore et Sexe. Si le résumé vous intéresse, je vous redirige vers Brume de Stephen King, dont l’adaptation filmique est d’ailleurs très bonne.

Et ailleurs, qu’en pense-ton ? 

Une réflexion sur “La Maison qui Glissait, Jean-Pierre Andrevon

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