Les Dieux sauvages T3 : La fureur de la terre, Lionel Davoust

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La Fureur de la Terre est le troisième tome de la pentalogie d‘Heroic Fantasy Les Dieux Sauvages, écrit par l’auteur français Lionel Davoust et publié en 2019 aux éditions Critic.

Je vais spoiler des éléments des deux premiers tomes : si vous souhaitez lire ce cycle et que vous ne voulez rien savoir, je vous conseille plutôt de lire la chronique du premier livre.

La ville de Loered, Le Verrou du Fleuve, est en train de ployer sous la pression des armées démoniaques, mi-chair, mi-machine, du dieu Aska.
Affamée, malade, désespérée, la population ne tient plus que par sa foi envers Mériane, l’envoyée du dieu Wer.
Alors qu’au plus hauts échelons du royaume, la reine régente Izara s’efforce de sauvegarder de qu’elle peut encore, le prince Erwel se lance dans un appel désespéré à l’union des provinces pour aider Loered.
Pour espérer survivre, Mériane et les siens n’ont d’autre choix que de risquer d’encourir la colère divine.
Car dans le passé du monde, dans les vestiges anéantis de l’Empire d’Asrethia, repose peut-être une puissance capable de rivaliser avec celle d’Aska.
Tandis que le passé du monde émerge, la réelle nature du conflit qui oppose les dieux rivaux se dessine, et les Rhovelliens affrontent leurs plus terribles sacrifices.
Quand la mort frappe tous les jours, il n’y a pas de héros, pas d’épopée – seulement la nécessité de survivre jusqu’au lendemain.

L’univers

 

L’essentiel du tome se déroule à Loered, mais certains personnages vont nous donner l’occasion de voir un peu du pays, pas forcément pour le meilleur. Car il faut bien le dire, la situation est plutôt désespérée, et on se demande bien comment ils vont s’en sortir. L’ambiance de ce tome est globalement assez sombre, et les hordes d’Aska sont vraiment horrifiques, pour notre plus grand plaisir.

Autre point que j’ai beaucoup aimé : on nous montre plusieurs technologies liées aux askalites et à l’Empire déchu. Des technologiques à la fois fascinantes et effroyables, notamment cette formidable armure qui aspire l’énergie vitale de son possesseur, ou ces cubes capables de détruire la magie. Le mélange technologie/magie fonctionne vraiment très bien. En tout cas, ça m’a donné envie d’en savoir plus sur l’Empire. L’utilisation des Anomalies est également super intéressante. En tout cas, l’adage « L’Histoire est écrite par les vainqueurs » pourrait bien se vérifier une nouvelle fois…

 

Personnages

 

Beaucoup de beau monde du côté des personnages. J’aime toujours beaucoup Mériane, qui est forte sans répondre aux clichés habituels des femmes fortes, justement. Elle fait des erreurs, elle doute, elle garde sa compassion et sa capacité à s’émouvoir… Un vrai personnage complexe et intéressant. Sa relation avec le dieu Wer est toujours aussi fascinante (il doit bien se mordre les « doigts » d’avoir investi les pensées de Mériane… mais je vais pas le plaindre).

L’atypique mais attachant Darèn montre une fois de plus qu’il y a de l’intelligence et une profonde sensibilité (dans tous les sens du terme) sous ses bizarreries apparentes.

Le duo Chunsène/Nehyr fonctionne à merveille (en tant que personnages je veux dire… pas forcément en tant que personnes), et on a d’ailleurs enfin quelques révélations sur cette dernière (je sais toujours pas si mon intuition est bonne, et c’est pas plus mal, je ne suis pas contre garder la surprise encore un peu^^).

Quant à ceux qui remontent dans mon estime : Léopol, un peu absent du tome 2, qui a de nouveau l’occasion de faire ses preuves et de prouver sa loyauté, et le jeune prince Erwel, qui prend enfin un vrai rôle actif dans cette guerre, tout en démontrant qu’il n’est pas si naïf que ça sur les relations entre les royaumes. Mention spéciale à Izara, veuve de l’ancien roi, et au duc Thormig, dirigeant de Loered. Je ne m’étais pas particulièrement attachée à ces deux personnages, mais ce tome leur donne à tous les deux l’occasion de briller, chacun à sa manière.

 

Intrigue

 

La Fureur de la Terre reprend directement là ou le Verrou du Fleuve avait laissé ses personnages : c’est à dire pas forcément en très bonne posture. Loered, le fameux Verrou, point stratégique de la Rhovelle, pourrait bien tomber sous les assauts des terribles monstruosités des armées d’Aska. Si ces monstres ne les tuent pas, la faim et la maladie pourraient bien s’en charger.

Pire encore, à qui se fier ? Les alliés cachent de nombreux incertitudes et secrets –  y compris et surtout le dieu Wer. Et malgré ses exploits des 2 tomes précédents, Mériane subit toujours les préjugés et le mépris dû à son statut de femme.

Dans la Fureur, certains personnages dévoilent leur vrai visage… Plusieurs révélations d’importance sont en effet à noter. Elles ne m’ont pas vraiment surprises, elles ont même plutôt confirmé ce que je pensais, ce qui me donne encore plus envie de voir comment ça va se goupiller.

 

Le style

 

Je n’ai pas vu le temps passer. La tension fonctionne très bien, on se demande comment les personnages vont bien pouvoir s’en tirer, mais les traits d’humour viennent régulièrement alléger l’atmosphère. A noter un passage du passé qui éclaire beaucoup sur la nature de deux personnages, que vous ne pourrez vous empêcher de détester :3

 

Bilan

 

Si vous avez aimé Game of Thrones/Le Trône de Fer, je pense sincèrement que les Dieux Sauvages pourraient vous plaire. Les personnages sont cohérents et complexes, loin des clichés, vous y trouverez action, politique, suspense, révélations, les askalites n’ont rien à envier aux Marcheurs Blancs, et la magie y est tout sauf merveilleuse. Qui a dit que les auteurs francophones n’étaient pas capables d’écrire de la bonne Fantasy épique ? 😉

 

Lu dans le cadre du PIF 2019

 

Et ailleurs, qu’en pense-t-on ?

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8 réflexions sur “Les Dieux sauvages T3 : La fureur de la terre, Lionel Davoust

  1. Pingback: Index : Oeuvres francophones | L'Imaginaerum de Symphonie

  2. Bon, j’ai dit que je voulais attendre de savoir si Lionel Davoust fixait définitivement sa « trilogie » à cinq tomes avant de me lancer, mais je commencerais sûrement avant 2022. 😛
    Parce que mine de rien, ça semble vraiment passionnant. 😀

    Aimé par 1 personne

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