Tori Dawson/The Guild Codex, Annette Marie

Tori Dawson

Autrice : Annette Marie, Canadienne

Cycle en 8 tomes + 2 HS de l’Univers Guild Codex

Urban Fantasy

Publication VO entre 2018 et 2020

Publication VF depuis 2020, Editions Bookmark

De quoi ça parle ? Une humaine se retrouve à faire partie d’une guilde de mythiques, des personnes capables d’utiliser la magie. Elle devra s’y intégrer, survivre, et aider ses amis.

Tome 1 ; Tome 2 ;

Chronique globale sur le cycle, sans spoils.

Univers

L’histoire se déroule dans notre monde, à priori au Canada. Toutefois, à partir du moment où Tori découvre à l’insu de son plein gré le monde magique, nous ne nous mêlerons plus du monde des humains ordinaires.

Les mythiques sont des personnes capables d’employer la magie. Bien qu’ils partagent avec les humains la même Terre, les mythiques restent globalement dans leur coin, tandis que les humains n’ont aucune idée de leur existence. Il y a même des dispositions spéciales pour gérer les situations qui feraient se rencontrer les deux. Les mythiques sont de plusieurs sortes selon leurs pouvoirs, et sont regroupés en guilde, ceci afin de les encadrer et les surveiller pour éviter qu’ils fichent le bazar. Ces guildes leur permettent également de gagner de l’argent et de rendre des services, car les mythiques pourront former des équipes et accomplir divers missions.

A côté des mythiques, nous avons également les fae, le nom des créatures magiques, animales, esprits, ou de quasi divinités.

L’univers n’est pas foncièrement original, mais il fonctionne. Il paraît crédible, cohérent, et le fait d’avoir des types de magies différentes apporte une vraie variété dans les combats et les facultés de chaque personnage. L’avantage de ce type d’univers, c’est qu’on n’a pas besoin de se prendre la tête pour le comprendre. Et ça tombe bien, car on est plutôt sur une lecture feel-good et divertissante.

Personnages

Tori Dawson, la protagoniste féminine, est un personnage que j’ai beaucoup apprécié. Elle n’a pas la langue dans sa poche, ce qui lui vaudra de nombreux ennuis, elle est aussi impulsive et il lui sera plusieurs fois reproché de ne pas porter assez d’attention à sa propre vie. Elle est aussi pleine de bonne volonté, ne reste pas butée sur ses a priori, et fera tout pour protéger sa nouvelle famille. Même si elle ne possède pas de pouvoirs, elle n’est pas un boulet pour les autres, mais ses succès restent crédibles.

Ensuite nous avons les trois mages (non, faut que j’arrête de faire cette blague) : Aaron, Kai et Ezra. Sur les premiers tomes, chacun aura l’occasion de partager la vedette avec Tori, mais l’un des trois révèlera une plus grande importance que les autres. Ils ont chacun leur caractère, mais j’aime particulièrement leur relation. Aucune rivalité (sauf en sport, mais on est plus sur de la compétition d’émulation), aucune jalousie même en amour, aucun ressentiment, juste une amitié profonde et sincère. Cela ne les empêchera pas de se « disputer » en cas de soucis, ce qui évitera l’écueil des quiproquos et autres bouderies.

Un autre mythique interviendra aussi régulièrement, Zak, qui est a la frontière entre les ténèbres et la lumière. J’aime aussi beaucoup ce personnage, mais je n’en dirai pas plus pour ne pas spoil.

Du côté des personnages secondaires, ils sont assez nombreux et variés. Les antagonistes ne sont pas franchement intéressants car non développés… mais honnêtement, ça ne m’a pas posé problème. En plus, l’enjeu le plus intéressant ne concerne pas les antagonistes.

Comme on peut s’y attendre en Urban, il y a de la romance (même plusieurs). Mais c’est soft en terme de scènes romance/érotiques, c’est particulièrement important dans le cadre de l’intrigue, et surtout, l’intrigue n’est jamais mise de côté. En plus, les romances sont saines ! Pas de jalousie mal placée, pas de tentative de contrôle, on se parle, on s’écoute, on s’efforce de comprendre le point de vue de l’autre en cas de désaccord, on confirme le consentement de l’autre, et on évoque même les protections ! Il y a bien une relation toxique dans le cycle (je sais pas si on peut la qualifier de romance…), mais elle est justement pointée comme toxique et problématique.

Intrigue

Chaque tome bénéficie de sa propre intrigue, mais on se rend compte dans les derniers tomes du cycle que tout est plus ou moins lié. Les trois premiers tomes sont assez légers, ils sont surtout là pour établir les personnages, l’univers, régler le premier vrai enjeu, toussa toussa, et on commence les choses sérieuses à partir du tome 4.

A partir de là, le cycle se complexifie et surtout devient plus sombre. Les personnages sont réellement en danger, il y a quelques dissentions, des erreurs de la part des personnages, le passé qui les rattrape, et l’enjeu du cycle se dévoile petit à petit. Un enjeu de taille, et à plusieurs reprises on se demande bien comment tout ce petit monde va pouvoir s’en tirer.

Tous les arcs secondaires ne sont pas terminés en fin de cycle, il reste quelques questions sans réponses. Ce n’est pas spécialement gênant, et ça ne me choque pas de ne pas les avoir dans la mesure où les personnages ne les ont pas non plus. Puis c’est pas exclu qu’on les ait dans les autres cycles de l’univers 😉

Narration

L’histoire est très largement racontée par Tori Dawson a la première personne, ce qui donne à la narration une bonne dose d’humour parfois cynique ou acerbe. L’humour n’est jamais vulgaire ou discriminant (à l’exception d’une ou deux blagues au début du T1 destinées à faire sortir Tori de son calme). Les scènes d’action sont très bien écrites, variées, claires dans leur déroulement, avec de la magie qui pette de partout. On a aussi du suspense, de l’enquête, du drame, de l’émotion, de la romance… (Ce n’est pas effrayant ni réellement violent malgré les combats, mais présence de sang et blessures.)

Quant aux romans, ils sont relativement courts, mais bien rythmés et disent ce qu’ils ont à dire sans longueur mais sans prendre le TGV non plus.

Bilan

Vous l’aurez compris, un cycle que j’ai beaucoup apprécié, alors que je ne suis pas une fan de l’Urban Fantasy. C’est drôle, on ne s’ennuie pas, on s’attache aux persos, on a peur pour eux, on est ému pour eux, on rit avec eux. C’est pas très compliqué, mais pas simpliste pour autant ni répétitif, je ne me suis pas ennuyée un seul instant. C’est divertissant, feel-good, idéal pour passer un bon moment, ou entre deux livres plus conséquents.

8 réflexions sur “Tori Dawson/The Guild Codex, Annette Marie

  1. La série me tentait mais j’avais quelques aprioris que tu balaies avec ton avis. Je trouve super que les histoires d’amour respectent le consentement et la dynamique entre les personnages a l’air intéressante et loin des scènes de jalousie et de bouderie habituelles que je ne supporte pas !

    Aimé par 1 personne

  2. Pingback: Tori Dawson T1 : Trois mages et une margarita, Annette Marie | L'Imaginaerum de Symphonie

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