La Roue du Temps T3 : Le Dragon Réincarné, Robert Jordan

Le Dragon Réincarné

Tome 3 de La Roue du temps

Auteur : Robert Jordan, Américain

High Fantasy, Tome 3/14 + 1 préquelle

Publication originale : 1991

1ère publication française : 1998, Editions Rivages, Traduction par Arlette Rosenblum

Aussi Edité chez : Pocket, France Loisirs, Bragelonne, Noyelles (en 1 ou 2 tomes selon les éditions)

Présente édition (Poche, Noyelles) : Traduction : Jean Claude Mallé ; Illustration par Didier Graffet

Note : cette série de chroniques se base sur la nouvelle traduction, même si je possède également l’ancienne.

Chroniques : Global 1/2 2/2 ; T1 ; T2

Rand al’Thor se résigne peu à peu à son sort : il est le Dragon Réincarné, que ça lui plaise ou non, et il devra honorer son rendez-vous avec le Ténébreux – une sanglante affaire de gloire, d’honneur et de salut du monde.

Totalement dépassé par ses nouveaux pouvoirs, il décide alors de laisser ses amis derrière lui et de partir seul pour Tear, la fabuleuse cité où l’attend Callandor, l’épée légendaire qu’il est censé brandir lors de l’Ultime Bataille. C’est là que les fils du destin se noueront une fois pour toutes…

Mon avis

Rand

Dans le tome , Rang ignorait qui il était, il a ensuite passé le tome 2 à fuir la vérité. Mais ici, ses responsabilités l’ont rattrapé, alors que des gens meurent en son nom. Il décide alors de partir pour Tear, seul, afin de récupérer l’épée légendaire Callandor pour pouvoir affronter le Ténébreux et protéger ses fidèles.

Bien qu’il soit plus que jamais au coeur du récit, Rand est aux abonnés absents dans ce tome, un fantôme que les autres pourchassent. C’est à la fois une certaine prise de risque de la part de l’auteur, et c’est en même temps intéressant puisque cela va permettre de donner plus de place aux autres groupes.

Groupe Perrin / Moiraine

Après le départ de Rand, Moiraine, Perrin et Lan décident de le suivre pour pouvoir l’aider le cas échéant (et veiller à ce qu’il ne détruise pas le monde, car plus sa maîtrise du saidin augmente, plus il devient dangereux pour ceux qu’il protège). Même si Moiraine est un peu en retrait, Perrin est mis en avant, et notamment ses rêves de loups. Même si son lien avec les loups l’effraie, il apprend peu à peu à s’en servir comme atout. Il a aussi beaucoup évolué, cogitant pas mal suite à ses rencontres avec les Rétameurs et les Blancs Manteaux.

Par contre, point noir de cet arc pourtant très chouette jusqu’ici : Faile. Je ne me rappelais plus qu’elle arrivait si tôt dans le cycle, et je ne me rappelais plus pourquoi je n’étais pas fan du personnage. Maintenant, si, je me rappelle : elle est insupportable. Elle s’immisce dans le groupe sans rien demander à personne, Moiraine s’en fout parce que « La Roue tisse comme elle l’entend » (excuse bien pratique pour l’intrigue, quand même, hein), et Perrin se retrouve à jouer les baby-sitters alors qu’il a des choses plus intéressantes à faire. Sans parler de cette romance qui sort de nulle part, puisqu’il n’y a pas d’alchimie entre les deux personnages. Et dire qu’on va devoir se la coltiner…

Groupe Egwene/Nynaeve/Elayne

Commissionnées par la Chaire d’Amyrlin, notre trio de jeunes effrontées quitte de nouveau Tar Valon à la poursuite de treize Aies Sedai de l’Ajah Noire, et de Rand, qui pourrait bien être leur cible.

En soi, l’arc est intéressant, avec un petit côté enquête à la recherche des antagonistes. Mais à mesure qu’Egwene prend de l’assurance, j’ai eu l’impression que l’alchimie du groupe commençait à se déliter, avec Egwene et Nynaeve qui essaient l’une l’autre de prendre le dessus, animées par un ego surdimentionné (et Elayne qui essaie d’arrondir les angles… courage Elayne !). C’est intéressant de voir cette évolution dans le rapport de force, mais ça rend les filles assez vite agaçantes.

Par contre, première vraie rencontre avec les Aiels, ces « sauvages’ qu’on nous décrivait comme des brutes sans coeur avides de sang, et qui se révèlent finalement attachants.

Mat

Si Perrin suivait Rand, Mat suit les filles, ce qui revient au même au final, puisque tout le monde se dirige vers Tear. J’aime bien Mat, mais du trio d’origine, c’est le seul qui n’a pas évolué. Il est toujours immature et désinvolte malgré les événements qu’il a vécus, ce qui apporte un vent de fraîcheur, tout en étant pas toujours crédible.

Heureusement, de la même façon qu’on a découvert les particularités de Rand et de Perrin, on commence à entrevoir celle de Mat, qui est je trouve assez originale (même si un peu cheatée^^).

Bilan

J’ai trouvé ce tome en deçà du précédent, qui proposait mine de rien de bons moments de tension entre les Blancs Manteaux et les Séanchans, mais ici les arcs narratifs sont loin d’être égaux en terme d’intérêt. J’apprécie toujours ma lecture, mais globalement, j’ai trouvé que les personnages restaient trop immatures, au point de devenir parfois agaçants, et il y a toujours un certain problème de longueurs.

Et ailleurs, qu’en pense-t-on ?

5 réflexions sur “La Roue du Temps T3 : Le Dragon Réincarné, Robert Jordan

  1. Pingback: Index : Oeuvres étrangères | L'Imaginaerum de Symphonie

    • Pour les longueurs, ça ne va pas s’arranger, malheureusement^^ (puis bon, ça reste un cycle hyper long). Je pense que découvrir le cycle « tard » dans son parcours de lecteur, ça n’aide pas du tout à rentrer dedans. Je l’ai découvert quand j’étais ado, c’était l’une de mes premières lectures fantasy, mais je ne sais pas si j’aurais autant accroché si je l’avais découvert actuellement.

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  2. Pingback: La Roue du Temps T4 : Un lever de ténèbres, Robert Jordan | L'Imaginaerum de Symphonie

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